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"On s'expose pour faire plaisir aux gens" : les livreurs de repas face au risque

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Par , France Bleu Berry

TEMOIGNAGE - Un livreur de repas de Châteauroux nous détaille son quotidien pendant le confinement. Si les commandes baissent, et ses revenus avec, Valentino reste particulièrement exposé au risque de contamination.

Un livreur de repas à domicile (photo d'illustration)
Un livreur de repas à domicile (photo d'illustration) © Maxppp - OLIVIER CORSAN/PHOTOPQR/LE PARISIEN

Confinement oblige, les rues du centre-ville de Châteauroux sont bien vides en ce moment. Mais on observe encore parfois le ballet des livreurs de repas qui pédalent à toute allure, avec un gros sac sur le dos. Les commandes sont moins importantes depuis le début de l'épidémie de Covid-19. "Avant il y avait une dizaine de restaurants ouverts, maintenant il y en a quatre ou cinq", explique Valentino. 

Des revenus divisés par deux ou trois

Ce jeune livreur de repas de 20 ans vit à Châteauroux, toujours au domicile familial. Il n'a pas de loyer à payer mais il compte sur les revenus liés à son activité pour élaborer de futurs projets. Pas question donc de mettre en pause les livraisons, malgré les risques. "J'aurais pu faire comme tout le monde et rester chez moi pendant le confinement. Mais si je fais ça, je n'aurais aucun revenu à la fin du mois, j'aurais zéro euro", précise Valentino.

Ses journées ressemblent parfois à une longue attente. "Samedi, j'étais le seul à rester dehors à attendre des commandes pendant deux heures pour ne rien avoir au final. En ce moment, ça ne vaut pas toujours le coup de se connecter une matinée", estime le livreur castelroussin. Moins de commandes, c'est aussi moins de revenus. "Je n'ai pas les mêmes revenus qu'avant, ils sont divisés par deux voire par trois. Vraiment, ça en devient inquiétant pour ceux qui ont des loyers à payer à la fin du mois", ajoute-t-il.

Les livreurs sont conscients des risques qu'ils prennent

En poursuivant les livraisons, Valentino est bien conscient des risques qu'il prend pour sa santé, même s'il ne veut pas s'inquiéter outre-mesure. "En tant que livreur, on est exposé au risque du virus. On est en première ligne pour faire plaisir aux gens, pour leur donner à manger", témoigne le jeune homme.

On est micro-entrepreneur. On doit se débrouiller tout seul. On est en quelque sorte un esclave du système Uber

Pour l'instant, Valentino ne porte pas de masques mais il a des gants. "J'ai deux solutions : parfois je tends mon sac au client pour qu'il prenne la commande lui-même sans que je la touche ; parfois je prends la commande, je la pose au bas de la porte du client, je toque et je recule", explique-t-il.

Uber Eats rembourse jusqu'à 25 euros pour des achats de matériel de protection, comme des gants, des masques ou du gel hydroalcoolique.

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