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"On est tous là parce qu'on aime travailler pour Renault Montpellier. Moi, c'était ma vie..."

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Par , France Bleu Hérault

Ce vendredi 26 février 2021, une soixantaine de personnes ont manifesté devant le site de Renault situé dans le quartier Prés d'Arènes de Montpellier. Les manifestants, quelques gilets jaunes et des salariés attachés à leur travail, refusent que leur entreprise soit vendue à un groupe privé.

Une soixantaine de personnes ont manifesté sur le site Renault de Prés d'Arènes.
Une soixantaine de personnes ont manifesté sur le site Renault de Prés d'Arènes. - Olivier Portal

"Il y a un an, notre directeur nous félicitait parce qu'on avait bien travaillé et quelques semaines plus tard, par voie de presse, on a appris qu'on était en vente, explique Daniel Oudin, qui travaille à Renault depuis 32 ans. Alors oui, je suis en colère." Ce vendredi 26 février 2021, une soixantaine de personnes (quelques gilets jaunes mais surtout des salariés) se sont rassemblées devant le site de Renault situé dans le quartier Prés d'Arènes à Montpellier, sur lequel travaillent aujourd'hui 200 salariés.

"On est tous là parce qu'on aime travailler pour Renault. Moi, c'était ma vie et je me voyais finir ma carrière ici." - Daniel Oudin, salarié de Renault depuis 32 ans

Il y a un an, la direction nationale de Renault a effectivement annoncé que les sites du quartier Prés d'Arènes, celui du Parc Euromédecine et celui de Lunel seraient vendus à un groupe privé. "Je suis rentré à Renault il y a 32 ans, j'avais le losange dans le cœur, raconte Philippe Masserini, 58 ans. Alors forcément, ça m'émeut."

Vendu à un groupe privé malgré de bons chiffres

En 2019, le groupe Renault a enregistré un très bon bénéfice de 600.000 euros. Celui de 2020 s'annonce encore meilleur. Alors les salariés sont d'autant plus surpris par cette décision. "On nous a demandé de faire des efforts, explique Daniel Oudin, 54 ans. Moi, j'arrivais le premier le matin, je repartais le dernier le soir, je travaillais parfois entre 12h et 14h. Ce n'était pas obligatoire, mais je l'ai fait. Et après, on nous annonce qu'on est en vente. Alors qu'on nous avait dit que les chiffres étaient bons et qu'on ne serait jamais vendu."

"On est tous là parce qu'on aime travailler pour Renault Montpellier. Moi, c'était ma vie..." - Daniel Oudin, salarié de Renault depuis 32 ans

Les potentiels repreneurs sont les groupes GGP Automobiles, Tressol Chabrier, Peyrot et Synethis, qui font aussi de l'immobilier. Le site du quartier Prés d'Arènes est amené à être délocalisé dans le village automobile, situé de l'autre côté de l'autoroute. "On se doute de ce qu'ils vont faire, raille Franck Richard, salarié de Renault depuis 38 ans. Avant, ici, c'était une zone industrielle. Maintenant, il y a une école et des immeubles. Ils vont tout raser pour en faire d'autres. Ils s'en foutent de nous."

Olivier Portal, délégué syndical de la CGT, craint une véritable "casse sociale". "Certains vont voir leurs salaires diminuer, nos prestations sociales seront moindres car la participation employeur à la mutuelle va diminuer, et nos primes d'intéressement vont sauter, énumère le syndicaliste. Et puis, la moitié des salariés du site vont tomber au chômage."

Les anciens de Renault sont effondrés, d'autant plus qu'ils ne savent pas encore ce qu'ils deviendront

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