Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

"On est très inquiets" : la filière du cidre normand fragilisée par la crise sanitaire

-
Par , France Bleu Cotentin, France Bleu

Damien Lemasson, producteur de cidre à Cametours était invité de France Bleu Cotentin, il appelle l'État à soutenir la filière face à la crise provoquée par la pandémie.

Un verger de pommes
Un verger de pommes © Maxppp - François Destoc

Avec la crise du Covid-19, les bars ferment dans de nombreux départements, les restaurants sont soumis au couvre-feu ou à des fermetures anticipées, les mariages se font rares... Résultat : les producteurs de cidre ont beaucoup moins de clients et leurs ventes sont en chute libre. Elles ont baissé de 50% au niveau national pendant le confinement, et sont en recul de 6% depuis le début de l'année. "Ça a été très difficile pendant la première vague avec toutes les annulations, explique sur France Bleu Cotentin Damien Lemasson, producteur de cidre à Cametours. L'été a été un petit réconfort, on a pu écouler un peu notre marchandise. Mais depuis l’automne on se retrouve dans un cas de figure assez fragile avec de nouveau les fermetures de restaurants."

On attaque une récolte, on y met beaucoup de cœur, et on ne sait pas s'il y aura derrière des perspectives commerciales.

Pour soutenir la filière du cidre, plusieurs députés normands et bretons appellent l'État à agir en aidant le secteur. Dans une lettre adressée au ministère de l'Agriculture, ils proposent d'indemniser la destruction des invendus, pour éviter que des bouteilles soient bradées à prix cassés. "Cette mesure qui est d'indemniser à hauteur de 50 euros l'hectolitre de cidre en le détruisant, c'est trop bas, bien en dessous de nos coûts de production, assure Damien Lemasson. Cela aidera plutôt les grosses coopératives. Nous, on appelle plutôt à des aménagements fiscaux." Selon ce producteur de cidre, il faut aussi que tout le monde se mobilise pour sauver le cidre normands : "On souhaite un sursaut des consommateurs, qu'ils deviennent défenseurs des produits locaux, et privilégient le cidre."

L'exportation comme solution ?

Damien Lemasson pense également qu'il y a une carte à jouer en exportant le cidre normand. "Il y a un sursaut international au niveau du cidre", explique-t-il. Selon lui, c'est devenu "un produit tendance" et "la Manche ne doit pas rester en dehors de ça". Sauf que là aussi la crise sanitaire complique les choses : "Le confinement nous pénalise là aussi, explique le producteur. Il y a une frilosité dans tous les pays et la consommation baisse partout."

Choix de la station

À venir dansDanssecondess