Économie – Social

Et maintenant... que sont devenus les 110 salariés de MT Technology à Saint-Michel-de-Maurienne ?

Par Bleuette Dupin, France Bleu Pays de Savoie lundi 26 décembre 2016 à 5:30

MT Technology, anciennement Metaltemple, était la plus ancienne fonderie de précision en France
MT Technology, anciennement Metaltemple, était la plus ancienne fonderie de précision en France © Maxppp - Thierry Guillot

Au mois d'avril dernier, l'unique fonderie de précision en France, MT Technology anciennement Metaltemple, a mis la clé sous la porte à Saint-Michel-de-Maurienne. que sont devenus les 110 salariés licenciés?

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Début avril, après plusieurs plans sociaux successifs ces dernières années, MT Technology - plus connu sous son nom historique de Metaltemple - était placé en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce. Quelques semaines plus tard les 110 salariés recevaient leur lettre de licenciement. Un projet porté par le syndicat CFDT et soutenu par les élus locaux et les services de l'Etat pour redémarrer la fonderie n'a pas abouti.

Huit mois plus tard seuls une quarantaine d'anciens salariés ont retrouvé un emploi. Les CDI se comptent sur les doigts d'une main souligne l'ancien délégué syndical CFDT Didier Charvoz. Lui a retrouvé pour cet hiver un poste au 115, les appels d'urgence, à Modane

Didider Charvoz, ancien secrétaire CFDT chez MT Technology

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Que vont devenir les quatre hectares à l'entrée de Saint-Michel-de-Maurienne ? Le site de MT Technology à l'entrée de Saint-Michel-de-Maurienne occupe environ quatre hectares à l'entrée de la commune. Ces derniers mois, de nombreux véhicules sont venus charger le matériel et les outils vendus aux enchères. Les bâtiments sont désormais vides et le maire Jean-Michel Gallioz espère voir bientôt s'y implanter une nouvelle entreprise, sur la moitié de la surface.

Le maire de Saint Michel-de-Maurienne, Jean-Michel Gallioz

Une autre entreprise de vente de pièces de rechange qui emploierait deux personnes pourrait aussi s'implanter sur le site en discussion. Certes on restera bien loin des 220 salariés que comptait encore le site il y a 3 ans, mais c'est un début et au moins, dit le maire, le site à l'entrée de Saint-Michel-de-Maurienne ne restera pas une friche industrielle.