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CARTE - Canicule : Météo France maintient 15 départements en vigilance rouge et 54 en orange

Été 2020 : moins de touristes … moins d'emplois !

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Par , France Bleu RCFM

Comment concilier une avant saison perdue, des réservations estivales incertaines et le maintien d'effectifs suffisant, tout en évitant de creuser un déficit d'exploitation trop important ! C'est la difficile équation à laquelle sont soumis cette saison tous les professionnels du tourisme insulaire.

Une saison moins porteuse d'emplois
Une saison moins porteuse d'emplois © Maxppp - Jean François Frey

Comme toutes les étés, ce premier week-end de juillet aura marqué le top départ de la saison touristique, avec évidemment un déficit important de passagers l'arrivée (-30% à -50% selon les moyens de transports, les compagnies et les régions desservies) par rapport à l'an dernier à la même période. De quoi redonner un petit sourire malgré tout aux professionnels du tourisme. Des professionnels transformés, selon les mots imagés de l’un d’entre eux, en véritable "couteau suisse" pour cette saison, coincés qu’ils sont entre des réservations appauvries ou fluctuantes et un nombre d’employés à gérer en conséquence, qui plus est saisonnier et venant pour beaucoup du continent ou de l'étranger. Résultat : si quelques établissements ont carrément décidé de ne pas ouvrir face à trop de difficultés, la grande majorité de ceux qui feront la saison ont été obligé de diminuer leur nombre d’employés pour ne pas augmenter les charges démesurément et risquer d’alourdir leurs pertes,  quitte à se retrouver, à contrario, en sous-effectif en cas d’augmentation du flux touristique. 

"Moins d'employés pour limiter les pertes" - JC Barrau
"Moins d'employés pour limiter les pertes" - JC Barrau © Maxppp - F.Scholz

Diminuer ses effectifs, dans des proportions plus ou moins grandes, est la première des mesures préventives prises par les propriétaires ou gérants d’établissements. Objectif : réduire les pertes. "C'est même une obligation pour ne pas aller droit dans le mur" souligne Jean Christophe Barrau. Pour cet hôtelier des gorges de la Restonica (Corté) et membre de l’Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH) de Corse, « la question de l’embauche est assez prégnante parce qu’on nous avait demandé de bien vouloir honorer les promesses d’embauche et d’embaucher dans les entreprises les collaborateurs qui sont souvent les mêmes d’une année sur l’autre, quitte à les mettre au chômage partiel immédiatement après, mais là on ne peut les faire revenir qu’avec la montée en charge des taux d’occupation et de la fréquentation de nos établissements, ce qui n’est pas le cas pour l’instant (…)  et la montée en charge du travail, dans l’immédiat, se fera malheureusement sur le peu d’effectif qu’on a fait rentrer pour assurer au moins une prestation suffisante pour ce début de saison ».  

Le peu d’effectif c’est peu dire pour JC.Barrau, dans l’obligation de ne pouvoir prendre que 6 personnes en ce début de saison, ce qui est très loin des 22 des saisons précédentes. « Même si on atteint un rythme de croisière habituel prochainement, avoir les 22 c’est quelque chose qui n’arrivera pas cette année » lâche-t-il avec franchise.

Une position partagée du côté de la Balagne par Pascale Bicchieray, gérante d’un hôtel familial à Algajola. Cet été, elle est partie pour travailler avec deux employés de moins et des embauches en activité partielle. « Par rapport à une saison normale, précise-t-elle, nous avons sous-configurés les équipes. Nous sommes sept alors que nous devions normalement être neuf (…) malheureusement, pour cette année nous ne pensons pas, au regard des prévisionnels de réservations avoir besoin de ces personnes supplémentaires, sachant déjà en fait qu’on est en sureffectif par rapport à l’état des réservations à date ».

"Nous avons dû sous-configurer les équipes" - Pascale Bicchieray d'Algajola
"Nous avons dû sous-configurer les équipes" - Pascale Bicchieray d'Algajola © Maxppp - MC Photo

L’autre frein à l'embauche en ce début de saison reste celui des mesures de soutien annoncées par l’état et notamment les reports et exonérations des charges. Une attente qualifiée « d’insupportable » par Don Louis Cipriani. « Le décret d’effacement des charges pour toute la période COVID jusqu’à fin juin n’est pas encore sorti s’exaspère le gérant du village de vacances « Cap Sud » à Venzolasca, ce qui veut dire qu’on serait susceptible de payer des charges sur les emplois sans avoir eu de rentrées et si vous payez, vous allez cumuler les pertes et créer ou creuser un déficit d’exploitation »

Ce dernier espère lui aussi embaucher un peu plus d’ici peu si les arrivées d’annulation continuent de diminuer mais le but pour nous cette année insiste-t-il « c’est de survivre en essayant d’avoir un volume de travail et de d’affaires suffisant pour pouvoir passer l’hiver et arriver sans encombre jusqu’au mois d’avril 2021 ».

Une échéance attendue par beaucoup pour pouvoir se relancer en espérant d’ici là éviter un rebond de la crise sanitaire.

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