Économie – Social

Etes-vous tenté par le financement participatif?

France Bleu Alsace mercredi 4 mars 2015 à 15:08

Crowdfunding (illustration)
Crowdfunding (illustration) © Creative commons - Bizking2u

Le crowdfunding, une méthode de financement qui a le vent en poupe. Plusieurs projets ont ainsi abouti en Alsace. Vous réagissez...

Retrouvez l'interview en intégralité de Jean-Jacques Bernardini d'Alsace innovation

Retrouvez l'interview en intégralité de Julie Lacour, créatrice de vêtements

Crowdfunding , un terme un peu barbare pour un principe assez simple: les petits ruisseaux font les grandes rivières, si les internautes donnent ou prêtent de petites sommes en ligne pour un projet, le résultat, c’est une somme beaucoup plus importante. Il est possible de faire un don, de prêter de l’argent ou encore d’investir en ligne.

En tout, 150 millions d’euros ont ainsi été collectés l’an dernier, un chiffre multiplié par deux par rapport à 2013. La France est le pays européen qui a récolté le plus de fonds par ce biais.

Plusieurs plateformes existent dans le pays, comme Kisskissbangbang ou encore Ulule et Alsace innovation a lancé son propre site en septembre dernier. L’objectif de ce dernier est de soutenir des projets alsaciens, en faisant appel à tous les internautes, et en particulier à la communauté alsacienne qui ne vit plus dans la région. "Nous avons une vision locale" , souligne Jean Jacques Bernardini, responsable du pôle financement chez Alsace innovation. "Nous voulons utiliser le financement participatif pour développer l'économie locale."

Les débuts de cette plateforme alsacienne ont été un peu poussifs, avec des montants récoltés inférieurs à ceux espérés. Un nouveau projet vient d'être lancé, l'entreprise Emanuel Lang à Hirsingue dans le Haut Sundgau veut créer des chemises sur mesure, 100% alsaciennes et 3 fois moins chères que celles des marques de luxe. Cette initiative de financement participatif permettra à l'entreprise de sauvegarder des emplois mais aussi le savoir faire textile alsacien.

Pour Julie Lacour, l'appel aux dons avait fonctionné il y a deux ans, sur une autre plateforme. Cette créatrice de vêtements strasbourgoise avait récolté 4.500 euros pour une nouvelle machine. Avec toutefois quelques inconvénients. "La somme est amputée de 8% reversés au site, et en plus les fonds récoltés sont intégrés dans le chiffre d'affaire. Mais si c'était à refaire, je le referais, le système du crowdfunding, c'est mieux que les banques."

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