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Économie – Social DOSSIER : Euro 2016 de football

Euro 2016 à Bordeaux : la compétition devrait rapporter au moins 126 millions d'euros à l'économie régionale

jeudi 5 novembre 2015 à 17:04 Par Yves Maugue et France Bleu Occitanie, France Bleu Gascogne, France Bleu Gironde, France Bleu Pays Basque, France Bleu Périgord et France Bleu Occitanie

Les responsables de l'UEFA ont achevé ce jeudi à Bordeaux leur tour de France des villes qui vont accueillir l'Euro 2016 de football (10 juin-10 Juillet). Ils ont affirmé ressentir un véritable engouement autour de l'épreuve et ont révélé une étude sur l'impact économique de l'Euro dans la région.

Philippe Margraff, de l'UEFA (à dr.) avec les élus A. Piazza et M. Héritié.
Philippe Margraff, de l'UEFA (à dr.) avec les élus A. Piazza et M. Héritié. © Radio France - Yves Maugue

Les organisateurs de l'Euro 2016 de football en visite à Bordeaux ce jeudi. Au programme : rencontre avec la presse le midi puis dîner de gala avec les chefs d'entreprise de la région au stade Matmut Atlantique. Objectif séduction pour les membres de l'UEFA qui ont présenté une étude sur l'impact économique de l'Euro à Bordeaux. Le stade accueillera 5 rencontres dont un quart de finale en juin et juillet prochains. Et la compétition devrait permettre d'injecter 126 millions d'euros dans l'économie régionale.

Paris en tête, Bordeaux 5ème, Toulouse dernière

L'étude a été présentée par Christophe Lepetit, du Centre de Droit et d'Economie du Sport de Limoges. Les spectateurs qui vont venir vont dépenser 88 millions d'euros. Cela inclus les spectateurs qui se rendront au stade Matmut Atlantique et qui passeront du temps en ville, qui se restaureront et qui se logeront sur place. Cela inclut également les dépenses qui seront effectuées par les spectateurs qui iront suivre les matches sur l'immense "fan zone" installée place des Quinconces où seront retransmis sur écran géant tous les matches de l'Euro et qui pourra accueillir jusqu'à 60.000 personnes.

Sont également pris en compte les dépenses d'organisation. Elles devraient s'élever à 10 millions d'euros minimum. Cela comprend la location du stade par l'UEFA et les dépenses effectuées par les équipes qui viendront jouer à Bordeaux. Le chiffre pourait être plus élevé puisque l'étude n'a pas pris en compte l'installation de camps de base par les différentes sélections. La Belgique viendra par exemple s'installer au golf du Pian-Médoc tout près de Bordeaux. Enfin, les 28 millions d'euros dépensés par l'Etat dans la construction du stade de Bordeaux ont également été ajoutés pour atteindre cette somme de 126 millions d'euros.

Certains pays comme l'Islande peuvent être surprenants.

Mais rien n'est encore définitif. Le tirage au sort aura forcément un impact sur les dépenses effectuées lors de l'Euro. "Si vous obtenez un match de la Belgique, de l'Angleterre ou de l'Allemagne, explique Christophe Lepetit, cela vous assure des retombées importantes puisque ces pays ont un pouvoir économique fort et des supporters qui se déplacent en masse. Ils vont donc consommer en restauration, en hôtellerie, en dépenses touristiques. En revanche, si vous avez des pays qui souffrent de la crise et qui sont moins importants sur le plan de la culture football, vous pourrez souffrir également un peu plus. Mais attention, certains pays peuvent être surprenants. C'est le cas de l'Islande qui s'est qualifiée pour la première fois de son histoire ce qui suscite là-bas un véritable engouement". Le tirage au sort de l'Euro est prévu le 12 décembre prochain.

Christophe Lepetit : "Le tirage au sort va jouer."

Bordeaux est la 5ème ville qui devrait le plus profiter économiquement de l'Euro 2016. En tête, on retrouve bien sûr Saint-Denis et Paris puis Lyon et Marseille avec des stades plus grands. Bordeaux arrive ensuite. Les différences peuvent être importantes puisque Toulouse avec un stade plus petit et un match en moins devrait engranger "seulement" 66 millions d'euros.

Un engouement international

Pour le reste, les responsables de l'UEFA sont plutôts confiants pour les matches disputés à Bordeaux. Ils ont insisté sur la beauté du stade alors que les problèmes d'accès ne semblent pas les inquiéter. La mairie de Bordeaux annonce tout de même la mise en place d'une liaison supplémentaire par bus articulé entre les Bassins à flots et le stade, avec un départ toutes les minutes trente. La billetterie grand public cet été a très bien fonctionné. Non seulement les 60.000 places mises en vente pour les matches à Bordeaux ont trouvé preneur mais ce sont quelques 900.000 demandes qui ont été enregistrées. Quant à la mise en place de la "Fan zone", elle est sur les rails. "Il y a bien sûr une infrastructure magnifique avec le nouveau stade, affirme Philippe Margraff, le directeur des opérations commerciales de l'UEFA. Il y a aussi le rayonnement de la ville de Bordeaux et sa capacité d'accueil. Il y a un engouement au niveau international. Cela nous a surpris, plus de la moitié des billets déjà mis en vente ont été achetés à l'étranger, avant même que les équipes ne soient qualifiées et que le calendrier ne soit connu". Même les soubresauts connus par le football mondial et notamment le FIFAgate ne perturbent pas les organisateurs de l'Euro. "C'est vrai qu'il y a des choses qui ne sont pas toujours positives, poursuit Philippe Margraff. Mais le football est le grand sport mondial qui suscite un intérêt dans l'ensemble des pays. C'est le sport qui mobilise le plus et qui engage le plus. A partir de là, on a tous les éléments pour avoir une très belle fête du football l'été prochain".

Christophe Lepetit, du Centre de Droit et d'Economie du Sport de Limoges. - Radio France
Christophe Lepetit, du Centre de Droit et d'Economie du Sport de Limoges. © Radio France - Yves Maugue