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Économie - Social
Dossier : Euro 2016 à Nice

Euro 2016 : les hôteliers azuréens ne reverseront pas la taxe de séjour

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Par , France Bleu Azur, France Bleu

La ville de Nice accueillera en juin prochain, quatre matches de l'Euro 2016. Une aubaine pour les hôteliers du département qui verront affluer délégations, supporters et journalistes dans leurs établissement. En revanche, ils ne reverseront pas la taxe de séjour. Un conflit les oppose à l'UEFA.

Une cloche d'hôtel - illustration
Une cloche d'hôtel - illustration © Maxppp - .

Les hôteliers azuréens ne reverseront pas la taxe de séjour pendant l'Euro 2016 pour dénoncer une concurrence déloyale.  L'objet de leur colère se nomme Abritel-Home Away. Cette plateforme de location de vacances a passé un accord de partenariat privilégié avec l'UEFA, organisateur de l'Euro de Football 2016 qui se déroulera en France du 10 juin au 10 juillet prochain.

Jusque là, les professionnels de l'hôtellerie ne trouvaient rien à y redire, sauf que cette société ne s'est pas engagée auprès des villes-hôtes de la compétition à collecter puis reverser la taxe de séjour des futurs clients, ce que font pourtant tous les autres acteurs du marché de l'hébergement.

A cela, s'ajoute le fait que cette plateforme Abritel oriente également un grand nombre de ses utilisateurs vers des solutions d'hébergement chez des particuliers qui échapperont pour la plupart au paiement de la taxe de séjour, voire de la TVA. Dans ces conditions les fédérations professionnelles de l'hôtellerie ont décidé de passer à l'action pour dénoncer cette situation.

Appel au boycott du paiement de la taxe de séjour pendant l'Euro

L'UMIH (union des métiers de l'industrie de l’hôtellerie) principale organisation patronale du secteur, mais aussi le groupement national des chaînes hôtelières (GNC) veulent donc frapper un grand coup en appellant tous leurs adhérents basés dans les différentes villes accueillant des matchs de l'Euro 2016 de ne pas verser de taxe de séjour pendant toute la durée de la compétition. Plus précisément, le montant des taxes sera consigné dans les coffres des fédérations et ne sera versé au Trésor Public qu’après la compétition.

Un boycott qui concerne Nice puisque la ville accueillera quatre matches de l'Euro cet été. "C'est un moyen de faire pression sur les politiques pour qu'ils prennent leur responsabilité et fassent payer les impôts et à ceux qui doivent les payer"  indique Michel Tschann, président du Syndicat des hôteliers niçois, qui affirme être en faveur de la concurrence "à condition qu'elle se fasse à armes égales et que les taxes soient les mêmes pour tous ".

Les fédérations hôtelières estiment que ce boycott du versement de la taxe de séjour devrait représenter au moins 7,5 millions d'euros de manque à gagner pour l'ensemble des villes hôtes de la compétition, à moins qu'un compromis soit trouver d'ici là. La société de location en ligne Abritel, partenaire de l'UEFA, vient d'annoncer son intention de mettre en place une collecte de la taxe de séjour auprès des utilisateurs de son site.

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