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Économie – Social

Eurockéennes 2019 : le bras de fer avec l'Etat continue sur les frais de sécurité

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

L'Etat demande cette année encore aux organisateurs des Eurockéennes de prendre en charge une partie des frais résultant de la mise à disposition des forces de l'ordre pour sécuriser le site. Mais les deux parties n'arrivent pas à se mettre d'accord. Explications.

Sécurité sur les festivals (photo d'illustration)
Sécurité sur les festivals (photo d'illustration) © Maxppp - Maxppp

Belfort, France

J-4 avant le coup d'envoi de la 31ème édition des Eurockéennes de Belfort. En dehors des concerts, il y a aussi la question de la sécurité du festival. Et cette année encore les choses ne sont pas simples. L'Etat demande à Territoire de musiques, l'organisateur, de payer une partie du coût financier de mise à disposition des forces de l'ordre. Mais les deux parties n'arrivent pas à se mettre d'accord.

La facture de 2018 n'a toujours pas été réglée

Qui va payer la note ? L'Etat assure avoir déboursé l'an dernier près de 255.000 euros, pour rémunérer les quelques 270 gendarmes et forces mobiles déployés sur les quatre jours de festival. Sur ces 255.000 euros, qui représentent le coût réel du dispositif, l'Etat demandait au festival de régler 80.000 euros. "Il appartient à l'organisateur - privé - de régler la facture" dit la préfecture.

Mais Territoire de musiques, l'organisateur, n'est pas d'accord, estimant que Les Eurockéennes sont un festival à but "non lucratif", et que, partant de là, c'est à l'Etat de régler les frais de sécurité. Qui doit payer ? L'épisode de 2018 n'est toujours soldé. C'est désormais à la justice de trancher : Territoire de musiques a saisi le tribunal administratif.

Quelle solution pour l'édition 2019 ?

Cette année, l'Etat a revu le dispositif à la baisse avec une centaine de forces de l'ordre en moins : environ 160 gendarmes contre 270 en 2018. Le coût réel de prise en charge serait donc moins cher : près de 107.000 euros, l'Etat demandant au festival de rembourser 100.000 euros de manière progressive sur trois ans. La convention 2019 de mise à disposition du service d'ordre a été présentée aux organisateurs en préfecture jeudi dernier, le 27 juin.

Agents de sécurité privés

Le festival va-t-il accepter cette proposition ? "Des discussions sont en cours au sein de notre conseil d'administration" font savoir les Eurockéennes. Si aucun accord n'est trouvé d'ici jeudi, jour d'ouverture du festival, ce sera au Ministère de l'Intérieur et la DGGN (Direction Générale de la Gendarmerie Nationale) de dire s'ils acceptent, ou non, de mettre à disposition les forces de l'ordre... en attendant de trouver une solution pour le paiement de la prochaine facture ?

Dans ce contexte, le festival a déjà dû adapter son dispositif de sécurité cette année : une partie des voies de circulation (la RD13) menant au site du Malsaucy a par exemple été privatisée : sur cette partie, ce ne seront plus les gendarmes qui assureront la circulation, mais des agents de sécurité privés.

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