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Économie – Social

EXCLU FRANCE BLEU - Hockey-sur-glace : les Gamyo d'Epinal attaqués de toutes parts pour des impayés

mercredi 7 mars 2018 à 6:00 Par Emma Sarango, France Bleu Sud Lorraine

Fournisseur, ancien joueur, ancien entraîneur : les ex ou actuels collaborateurs se retournent contre les Gamyo d'Epinal pour dénoncer des impayés. France Bleu Lorraine a fait les comptes : le club de Hockey cumulerait jusqu'à 400 000 euros de dettes. Révélations.

Au moins trois procédures judiciaires ont été lancées à l'encontre du club Gamyo d'Epinal (photo d'illustration).
Au moins trois procédures judiciaires ont été lancées à l'encontre du club Gamyo d'Epinal (photo d'illustration). © Maxppp - Fred Haslin

Épinal, France

Ce n'est pas la première fois que l'on parle des difficultés de trésorerie des Gamyo.  Il y a près de 3 ans déjà, à la fin de la saison 2014-2015, le club de Hockey d'Epinal avait échappé de peu à la relégation administrative après un redressement Urssaf.  Mais cette fois les impayés s'accompagnent de procédures judiciaires de la part d'anciens salariés et de fournisseurs du club, comme le révèle France Bleu Lorraine ce mercredi.

La première de ces procédures concerne l'ancien coach des Gamyo : Stéphane Barin, parti subitement en décembre 2016. Pourtant, plus d'un an après, l'ancien international est toujours sous contrat avec le club d'Epinal.... sans être rémunéré ! Alors le 30 janvier dernier, le conseil de Prud'hommes d'Epinal a rendu une ordonnance de référé. La justice "condamne la SASP Gamyo Epinal à verser à Monsieur Stéphane Barin la somme de 23 395.10 euros au titre du paiement des salaires des mois d'août, septembre, octobre, novembre, et décembre 2017", peut-on lire dans cette ordonnance, que France Bleu Lorraine s'est procurée. Sauf que plus d'un mois après, cette somme n'a toujours pas été payée, comme le concède la direction du club. Et surtout depuis, le contrat de Stéphane Barin court toujours ... tout comme les impayés. "Ma situation n'est pas réglée" confirme-t-il à France Bleu Lorraine.

Des fournisseurs qui "font la banque"

Et ça n'est pas un cas isolé. En fin de saison dernière, cinq joueurs étrangers ont quitté le club en négociant une somme, entre 15 000 et 30 000 selon nos informations. Mais neuf mois après, le montant n'a toujours pas été versé. L'un deux a déjà saisi les Prud'hommes, les autres pourraient suivre. Autre procédure judiciaire visant les Gamyo :  elle a été engagée par l'équipementier des joueurs qui réclame au moins 80 000 euros de factures impayées. "J'ai été patient, j'ai accepté plusieurs mois de retards" nous confie-t-il. "Mais en janvier j'ai décidé de ne plus fournir de matériel et de faire appel à un huissier". Un autre fournisseur nous avoue "faire un peu la banque en ce moment".

Ces trois procédures judiciaires sont confirmées par la direction du club qui reconnaît des problèmes de trésorerie. "Mais ça n'est rien comparé à la situation du club quand on l'a repris" nous dit on. "Nous réfléchissons à des solutions, nous avons des pistes", précise la direction.

Mission impossible ?

Sauf que, selon les calculs réalisés par France Bleu Sud Lorraine, le cumul d'impayés dépasserait les 400 000 euros, ce qui correspond à un quart du budget annuel du club. Or, le gendarme financier du Hockey-sur-Glace (la CNSCG, la Commission Nationale de Suivi et de Contrôle de Gestion) a établi un contrat d'objectifs financiers pour les Gamyo : au 30 avril 2018, le club doit être excédentaire de 82 000 euros.

Alors cela relève-t-il d'une mission impossible ? "A voir", répond simplement le club qui doit être reçu dans une dizaine de jours par la CNSCG.