Économie – Social

Exclusif : Intel va fermer son site de Toulouse

Par Jean-Marc Perez et Pierre Viaud, France Bleu Toulouse mercredi 29 juin 2016 à 17:32 Mis à jour le jeudi 30 juin 2016 à 15:32

le site Intel de Toulouse
le site Intel de Toulouse - capture d'écran google street

C'est une information France Bleu Toulouse. Le site Intel de Toulouse va fermer en 2017. Les salariés ont appris la nouvelle, ce mercredi.

Au lendemain d'un comité d'entreprise, les salariés toulousains d'Intel ont appris, ce mercredi matin, que leur site allait fermer dans le cadre du plan mondial de restructuration  du géant américain des puces informatiques.

Spécialisé dans la recherche et développement, le site de Toulouse à Basso Cambo emploie 280 personnes qui vont se retrouver sur le carreau. Les premières lettres de licenciement pourraient partir en janvier 2017.  Des salariés qui préférent garder le silence, à la sortie du site. "On a des consignes de la direction mais on est sous le choc", confie tout juste un salarié.

En avril dernier, le géant américain des micro-processeurs a annoncé son intention de supprimer 12.000 emplois dans le monde d'ici la mi 2017 dans le cadre d'une restructuration vers des secteurs à plus forte croissance que les composants pour ordinateurs, son activité historique. Le site de Sofia Antipolis près de Nice serait   également concerné, mais aussi celui d'Aix, de Nantes et les autres sites français.

Jusqu'ici le syndicat majoritaire, la CFE CGC pensait que les sites français seraient épargnés car les ingénieurs sont très en pointe sur les objets connectés, le développement des nouveaux modem 4G et toutes les activités encore porteuses du groupe. Mais finalement le site de Toulouse et les autres sites français devraient voir leurs activités transférées à l'étranger. Et c'est difficile à comprendre pour Mustapha Aqachmar, le secrétaire générale CFE- CGC PACA métallurgie et délégué syndical Intel Mobile communication  :

"Les ingénieurs d'Intel en France, avec les subventions que nous avons et les crédits de recherche, sont les moins chers en occident"

De son côté, Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse dit avoir "appris la nouvelle avec stupeur et constate que le choix qui est fait n'est pas propre à Toulouse car Intel a décidé de fermer ses succursales dans l'ensemble du territoire français".