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Économie – Social DOSSIER : Le G7 à Biarritz

EXCLU - Jean-Jacques Etcheberrigaray, directeur de l'hôtel qui a accueilli le G7 2018, invité de France Bleu Pays Basque

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Par , France Bleu Pays Basque

Les 8 et 9 juin derniers, au Québec, Le Fairmont Manoir Richelieu a accueilli le 44e sommet annuel du G7. Son directeur, Jean-Jacques Etcheberrigaray, est basque ! Moins de quatre mois avant la tenue du G7 2019 à Biarritz, il témoigne sur la tenue d'un tel événement dans son établissement.

Hôtel Fairmont Le Manoir Richelieu, La Malbaie, au Québec, a accueilli le G7 l'an dernier.
Hôtel Fairmont Le Manoir Richelieu, La Malbaie, au Québec, a accueilli le G7 l'an dernier. © Maxppp - Michael Kappeler

Biarritz, France

L'hôtel Fairmont Le Manoir Richelieu est un hôtel de luxe au Québec. L'équivalent d'un 5 étoiles ici. Il comporte 405 chambres. Il est situé à La Malbaie, dans la région de Charlevoix. C'est là que s'est tenu le G7 l'an dernier. De très nombreux chefs d'Etat ont séjourné sur place. Nous avons contacté le directeur du Fairmont Le Manoir Richelieu, Jean-Jacques Etcheberrigaray, basque d'origine établi au Québec depuis une vingtaine d'années.

France Bleu Pays Basque : est-ce que lors du G7, le secteur ressemblait à une ville fortifiée ?

J-J. Etcheberrigaray : c'était sécurisé déjà une semaine avant l'événement. Avant ça, on sentait une petite présence policière mais pas au point de dire qu'on était sécurisé ou fortifié. Pendant le sommet proprement dit, la vie prend une autre tournure. Les 3-4 jours qui précèdent le sommet même.  Mais c'est sûr que comparer la ville de La Malbaie avec Biarritz, ce n'est pas tout à fait la même chose. Là on parle d'un village un peu retiré dans la campagne québécoise.  Il y avait des barrières qui étaient installées et des contrôles. Ca a duré chez nous environ 4 jours (pour 2 jours de sommet NDLR).

Est-ce cela a eu un impact sur l'activité économique ?

Un gros impact ! Moi je suis l'hôtelier qui a reçu l'événement... Mais un gros impact pour nous les hôteliers, non seulement durant le moment en lui-même du G7, mais vous pouvez bien imaginer qu'il y a eu une préparation énorme à l'événement donc pendant l'année qui a précédé le G7 : des visites des différentes délégations, du gouvernement, tous ces gens sont venus dans la région pour planifier le G7 lui-même. Donc d'un point de vue hôtelier, oui : très, très, très bénéfique !

Votre hôtel a été entièrement occupé par les chefs d'Etat et les délégations ?

Oui. Nous avons 405 chambres de catégorie luxe. Donc, oui tout le monde "a fait dodo", a couché dans l'hôtel Fairmont Le Manoir Richelieu. De très nombreuses délégations étaient présentes avec les chefs d'Etat dans l'hôtel lui-même, on avait la capacité de le faire. Mais on aurait eu plus de chambres, on les aurait certainement toutes vendues aussi ! D'autres délégations ont séjourné dans la région le plus proche possible de l'hôtel. 

On parlait de sécurité... Une inspection particulière de l'hôtel et des chambres a été nécessaire ? Il y a eu des contraintes à ce niveau-là ?

Tout à fait ! En fait, le Gouvernement devient le client de l'hôtel. Il prend possession entière de l'inventaire des chambres mais aussi de tous les espaces. Donc nous avons loué l'hôtel et les espaces entourant l'hôtel (interdits au public donc NDLR) au Gouvernement, qui s'est assuré de la sécurité des lieux pour recevoir les délégations des pays étrangers. La sécurité est un gros enjeu et c'est pour ça qu'ils doivent d'ailleurs réserver plus à l'avance pour réaliser des inspections avec les chiens. Tout est fait dans les règles de l'art pour qu'il n'y ait aucune faille. Rien ne peut être laisser au hasard.

Est-ce que l'activité des commerçants à Charlevoix a été perturbée pendant le Sommet, à cause de toute cette sécurité notamment ?

Oui ! C'est sûr que les touristes qui ont su... mais par contre nous on était en début de saison. Très début de saison, parce que la grosse saison ici débute après la Saint-Jean, le 24 juin. Le G7 se tenait les 8 et 9 juin donc oui, la semaine précédant le G7 lui-même c'est sûr qu'on a vu que les clients n'étaient plus aussi affluents dans la région, pour ne pas être mêlés à ces contrôles et toutes ces choses certainement. Mais par contre, avant ça, la vie était normale au niveau clients réguliers. Et après aussi, la vie est redevenue tout à fait normale, sans qu'il n'y ait aucun dérapage. On a été très chanceux de ce point de vue là. Ce n'est peut-être pas le même contexte au Pays basque, mais nous ça c'est très très bien passé.

Charlevoix a été mis en lumière avec ce G7 2018. Est-ce que depuis des gens l'évoquent ? Vous ressentez des retombées quelconque ou plus personne n'en parle ?

(il hésite un peu)... On pense toujours que la vie va changer... C'est sûr que le rayonnement international nous a fait du bien, dans la même année je dirai. Mais cette année le G7 est à Biarritz, donc la page a été tournée. Les gens oublient vite. Mais pour l'événement, pour l'année du G7 c'est sûr ça a été très bénéfique. Notre taux d'occupation a augmenté très passablement, on l'a bien ressenti dans nos chiffres. Et les gens ont certainement aussi vu des images magnifiques de la région de Charlevoix. C'est positif ! Mais vous dire que c'est ça qui fait toute la différence pour le reste de la vie : non ! En revanche pour ce qui entoure l'événement et l'année dans laquelle il se produit c'est sûr cela a été très bénéfique pour nous oui !

Retrouvez l'interview de Jean-Jacques Etcheberrigaray en intégralité ici