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CARTE - Canicule : neuf départements en vigilance rouge, 53 en orange

Expulsions locatives : la CNL interpelle le préfet du Loiret

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Par , France Bleu Orléans, France Bleu

Les expulsions locatives peuvent reprendre en France à partir du samedi 11 juillet, malgré la crise sanitaire "qui n'est pas finie" selon le discours officiel. Dans le Loiret, la Confédération nationale du logement (CNL) fait part de son inquiétude et interpelle le préfet.

Les expulsions locatives sont de nouveau possibles dès le 11 juillet
Les expulsions locatives sont de nouveau possibles dès le 11 juillet © Maxppp - Julio Pelaez

A compter du samedi 11 juillet, les expulsions locatives sont de nouveau possibles en France. La trêve hivernale, qui prend fin d'habitude le 31 mars, avait été prolongée avec l'épidémie de coronavirus. Mais avec la fin de "l'état d'urgence sanitaire", les expulsions de logement en raison d'impayés de loyers peuvent reprendre. Et les associations ne cachent pas leur inquiétude.

Quelles solutions de relogement ?

"Il n'y aura pas d'expulsion sans possibilité de relogement ou de mise à l'abri" assure le gouvernement : la promesse a été réitérée cette semaine par Emmanuelle Wargon, la nouvelle ministre du Logement. Mais sur le terrain, la réalité risque d'être toute autre, craint Dominique Tripet, conseillère municipale communiste à Orléans et administratrice à la CNL du Loiret, la confédération nationale du Logement.

"Déjà, au niveau des bailleurs, les commissions d'attribution de logement sont loin d'avoir repris leur activité à plein, explique Dominique Tripet. Ensuite, les CHRS (centres d'hébergement et de réinsertion sociale), les hébergements d'urgence sont saturés : il y a parfois quelques places au 115 le soir dans le Loiret, mais sur du très provisoire. Enfin, et surtout, il y a la crise économique qui arrive : on voit déjà chez les bailleurs sociaux les impayés qui explosent. Souvent, le grand public pense : Ils n'ont pas payé leur loyer, on les expulse, tant pis pour eux ! Mais ce n'est pas comme ça que ça se passe. Pour une infime partie de gens effectivement malhonnêtes, la plupart des personnes basculent dans la précarité et se noient au bout de deux mois d'impayés, avec la suspension des allocations logement..."

280 expulsions locatives dans le Loiret en 2019

La militante de la CNL, qui a adressé un courrier au préfet du Loiret, souligne aussi "l'incohérence des pouvoirs publics" : "On nous dit que la crise sanitaire n'est pas terminée, le conseil scientifique alerte régulièrement sur les risques d'un rebond de l'épidémie mais en attendant on va mettre des gens dans la rue ? Non, ce n'est pas possible !" Sans oublier, pour les femmes, le risque de subir des violences, risque multiplié en cas de mise à la rue. L'association avait suggéré "une année blanche, sans aucune expulsion locative" en raison de la crise sanitaire : c'est ce qu'a décidé, par exemple, l'Allemagne.

L'an passé, selon la CNL, il y a eu 280 expulsions locatives dans le Loiret, contre 250 en 2018. Un chiffre que la préfecture du Loiret n'a pas été en mesure de confirmer, malgré nos sollicitations répétées.

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