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Économie – Social

Extension du domaine skiable aux Rousses : les élus votent un nouveau plan de financement

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Par , France Bleu Besançon

Le projet d'extension du domaine skiable de la station des Rousses ne fait pas l'unanimité. Suite à un avis défavorable du Conseil national de la protection de la nature, le Syndicat mixte de développement touristique a voté un nouveau plan de financement. Sans amender l'aspect environnemental.

Pour le Conseil national de protection de la nature, "la pérennité de la pratique des sports d'hiver en moyenne montagne en France n'est absolument pas garantie".
Pour le Conseil national de protection de la nature, "la pérennité de la pratique des sports d'hiver en moyenne montagne en France n'est absolument pas garantie". © Maxppp - Philippe Trias

Les Rousses, France

A en croire le Conseil national de protection de la nature qui a rendu son avis en juin, rien ne justifie, dans le projet Dôle-Tuffes (le projet d'extension du domaine skiable de la station des Rousses) "l'intérêt public majeur du projet". Cet avis pointe également "l'absence d'évaluation des impacts liés au dérangement des espèces" mais aussi "l'absence de plus-value écologique et de suivi des mesures compensatoires proposées". Mais cet avis n'est que consultatif.

Un projet à 10,8 millions d'euros

C'est manifestement sur ce point que s'appuie le Syndicat mixte de développement touristique de la station des Rousses. Réunis mercredi soir, les élus du Syndicat, dont son président par intérim Sébastien Benoit-Guyod ou encore le conseiller départemental du Jura Gilbert Blondeau, ont simplement voté un nouveau plan de financement du projet, estimé à 10,8 millions d'euros.

Face au constat dressé par le Conseil national de protection de la nature sur "l'absence de garantie de la pérennité de la pratique des sports d'hiver en moyenne montagne en France (...) au vu des tendances climatiques récentes", ce plan ramène simplement le plan d'amortissement du projet à une durée de quinze ans contre vingt-cinq auparavant.

Un avis qui dérange

Manifestement, l'avis du Conseil national de protection de la nature sur le projet dérange, voire embarrasse. Du côté de la préfecture du Jura, qui devra le valider (ou pas), on se contente d'indiquer qu'on attend de connaitre le nouveau projet du SMDT et que la DREAL, la Direction régionale de l'environnement, a été sollicitée pour déterminer l'impact environnemental du projet. Ni le président par intérim du SMDT Sébastien Benoit-Guyod, ni le conseiller départemental du Jura Gilbert Blondeau n'ont répondu à nos sollicitations.