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Économie – Social

Face aux démissions en pagaille à des postes clés, Ascoval lance une campagne de recrutement

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Par , France Bleu Nord

18 postes sont à pourvoir chez Ascoval notamment à des postes de maintenance, car avec les incertitudes de ces derniers mois, les départs se multiplient et deviennent inquiétants selon les syndicalistes et la direction, direction qui avance de nombreux espoirs pour l'entreprise.

le four de l'acierie d'Ascoval
le four de l'acierie d'Ascoval © Radio France - Stéphane Barbereau

Saint-Saulve, France

"Il faut absolument stopper l’hémorragie" réclame inquiet Bruno Kopzinski, le porte parole de l'intersyndicale, les départs se multiplient, et s'accélèrent ces derniers mois à cause des incertitudes sur l'avenir de l’aciérie qui tourne une semaine à 2 semaines seulement par mois depuis février

L'avenir des 250 salariés restants sont encore suspendus à des négociations en Angleterre entre British Steel, placée en faillite, et le fonds de pension de l'armée turque qui souhaite reprendre le site d'Hayange et celui des Pays Bas, qui faisait partie du projet de reprise d'Olympus Steel, l'actionnaire d'Ascoval. 

La fatigue est là, on aurait pu penser qu'avec les vacances les esprits allaient se détendre, même on a un effet opposé, cela veut dire qu'aujourd'hui nous avons des démissions qui s'amplifient,  l'effet retour de vacances avec l'envie de recommencer dans une nouvelle entreprise avec une tête neuve, moralement ils ne peuvent pas rester, Bruno Kopzinski

Et ce qui inquiète le syndicaliste c'est que ces démissions se font à des postes clés

Le reportage de Rafaela Biry-Vicente

Ces démissions représentent  7% des effectifs, et le directeur Cédric Orban est lui aussi préoccupé de ces départs, il a donc lancé une campagne de recrutement pour 18 postes. Mais la partie s'annonce difficile prévient Bruno Kopzinski

Débaucher quelqu'un qui est dans une usine qui tourne bien, qui est en CDI, et lui dire de viens travailler avec nous 2 semaines par mois et que l'avenir pour l'instant il n'est pas encore scellé, le béton est encore frais, c'est difficile

Au delà des démissions, certains salariés font de la dépression assure Nacim Bardi, délégué CGT. Le moral est au plus bas, et les syndicalistes ont bien du mal à remobiliser les troupes.

Malgré ces démissions, plusieurs signes d'espoir

Et pourtant selon Cédric Orban le directeur du site, de nombreux feux sont au vert. Jeudi Olympus Steel, l'actionnaire a validé l'investissement de 15 millions d'euros qui permettra de changer la machine pour qu'elle produise en plus des barres d'acier rondes, des carrés ou rectangulaires.

Autre bonne nouvelle, le site qui n'avait plus de clients en février tourne avec une douzaine de clients aujourd'hui dont 1 à 2 supplémentaires tous les mois. D'ailleurs Cédric Orban espère en convaincre 2 gros cette semaine en Arabie Saoudite. 

A chaque fois la part de marché était de 5-10% et généralement aujourd'hui elle est de 50%, on n'a pas perdu de clients. Les clients ne sont pas inquiets, ils considèrent qu’une usine qui fournit des bons produits dans les délais, c'est une usine qui est pérenne. 

Et puis autre espoir, le ministère de l'économie suit de très près les négociations en Angleterre, car le site d'Hayange est stratégique car il produit les rails pour la SNCF. Des nouveaux contacts sont prévus encore cette semaine avec Bercy.

Les discussions avec le fond de pension de l'armée turque peuvent se poursuivre jusqu'à fin octobre.

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