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Économie – Social

Faire "200 ou 300 km pour abattre nos bêtes, c'est aberrant", déplore le président des Jeunes Agriculteurs de la Somme

jeudi 14 février 2019 à 9:06 Par Hajera Mohammad, France Bleu Picardie

Edouard Brunet, le président des Jeunes Agriculteurs de la Somme déplore la fermeture de l'abattoir de Montdidier, fin janvier. C'était le dernier abattoir encore en activité dans la Somme.

Jeunes Agriculteurs de la Somme. Photo d'illustration
Jeunes Agriculteurs de la Somme. Photo d'illustration © Radio France - Hajera Mohammad

Amiens, France

Invité de France Bleu Picardie à 8h10, Edouard Brunet, le président des Jeunes Agriculteurs de la Somme a réagit à la fermeture de l'abattoir de Montdidier, fin janvier. Il réclame une solution rapide pour les éleveurs picards.

Faire 200 ou 300 km pour trouver un abattoir 

Cet abattoir était le dernier encore en activité dans la Somme.  Sa fermeture est un "réel malaise", affirme Edouard Brunet. "Faire 200 ou 300 kilomètres pour abattre nos bêtes, c'est aberrant", d'autant que les éleveurs se tournent "vers d'autres abattoirs qui sont soient surbookés ou qui ont des tarifs ou des prestations différents".  Le président des JA affirme que la profession va s'organiser pour trouver une solution : "un abattoir nouveau, ou remettre en route celui de Montdidier" et pourquoi pas soutenir les 23 employés de l'abattoir qui pensent à reprendre l'activité via une SCOP. 

Le suicides des agriculteurs, un sujet encore tabou

Interrogé sur cet élu du Sud qui marche pour dénoncer le suicides des agriculteurs, Edouard Brunet dit soutenir la démarche. "On ne peut que soutenir un citoyen élu qui se rend compte qu'il y a un malaise dans le monde agricole, on ne peut que le féliciter et l'encourager".  Les chiffres sont effrayants : il y a un suicide d'agriculteur tous les deux jours en France

"Le monde agricole a du mal à parler de ces difficultés, on en parle pas assez", reconnaît le président des JA.  Pour lui, il y a une déconsidération de cette profession dans la société, sans oublier les problèmes récurrents : l'augmentation des charges, des normes qui changent presque tous les deux jours et "un agri-bashing présent dans les médias : les agriculteurs polluent, tuent les bêtes, alors que les citoyens devraient se rendre compte qu'on a la meilleur agriculture et la plus tracée au monde", affirme Edouard Brunet.

Éleveur de vaches, de porcs à Cayeux-sur-Mer, Edouard Brunet vit lui-même ces difficultés au quotidien. " Je ne prends pas forcément mon salaire, la situation financière n'est pas forcément au beau fixe", mais il continue parce qu'il a _"la conviction qu'on a le moyen de changer les choses et qu'il faut s'accrocher"_

Le grand débat des agriculteurs

Les JA ont prévu, eux aussi, d'organiser une réunion dans le cadre du grand débat national le 27 février prochain à Amiens. "On va apporter [aux élus] nos doléances en espérant que ça apporte quelque chose et si ça n'apporte rien, on sera peut-être obligé de faire comme certains et d'aller dans la rue pour se faire entendre", prévient Edouard Brunet.

Faire "200 ou 300 km pour abattre nos bêtes, c'est aberrant" - Edouard Brunet, président des Jeunes Agriculteurs de la Somme