Économie – Social

Faut-il avoir peur de l'arrivée de capitaux étrangers dans nos entreprises?

Par Aurélie Locquet, France Bleu Alsace mardi 18 février 2014 à 11:22

PSA : l'actionnariat avant et après, les chiffres 2013
PSA : l'actionnariat avant et après, les chiffres 2013 © IDÉ

L'arrivée de l'Etat et du chinois Dongfeng dans le capital de PSA confirmée ce mercredi sur les différents sites du groupe en comité d'établissement. Les membres du conseil de surveillance ont validé un accord non contraignant portant sur une augmentation de capital de trois milliards d'euros ce mardi.

Retrouvez l'interview en intégralité de Julien Wostyn, porte parole de la CGT sur le site PSA de Mulhouse

Retrouvez l'interview en intégralité de Vincent Froehlicher, le directeur de l'ADIRA

L'information a déjà filtré dans la presse depuis plusieurs semaines. L'arrivée de l'Etat français et du chinois Dongfeng ont été validées mardi par le conseil de surveillance de PSA Peugeot Citroën.

L'accord prévoit une augmentation de capital totale de trois milliards d'euros, selon une source proche du dossier. Dongfeng et l'Etat débourserait chacun 800 millions d'euros, en échange de 14% du capital du premier constructeur automobile français.

7.800 emplois chez PSA à Mulhouse

La famille Peugeot verra sa part diminuée de 25,4% à 14% et elle perdra ses droits de vote double qui lui assurent actuellement 38,1% des droits de vote. Le nombre de ses représentants au conseil de surveillance, aujourd'hui de quatre, devrait être réduit à deux et Thierry Peugeot en perdrait la présidence.

A Mulhouse, le site PSA emploie environ 7.800 personnes."Les salariés sont bien placés pour savoir que quelque soit la nationalité des actionnaires, ils ne font jamais de cadeaux" , souligne Julien Wostyn, porte parole de la CGT sur le site PSA de Mulhouse. "La famille Peugeot est bien française, et elle supprime 11.000 emplois en France, ferme une usine et arrête des lignes de montage."

1200 sociétés à capitaux étrangers en Alsace

Globalement en Alsace, 100.000 personnes travaillent dans des entreprises à capitaux étrangers. C'est la première région en France quant à l'impact des entreprises à capitaux étrangers dans l'économie régionale. "On marche sur deux pieds dans la région, les entreprises étrangères arrivées après la guerre, et nos entrepreneurs locaux" , explique Vincent Froehlicher, le directeur de l'ADIRA, l'agence de développement économique du Bas-Rhin. "Certaines filières comme l'électronique, la pharmacie ou la chimie sont dominées par des sociétés à capitaux internationaux."

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