Économie – Social

Faut-il plus ou moins d'intervention de l'Etat dans la vie des entreprises?

Par Céline Rousseau et Aurélie Locquet, France Bleu Alsace jeudi 27 février 2014 à 11:03

Arnaud Montebourg au volant de la voiture électrique Zoé, du constructeur Renault
Arnaud Montebourg au volant de la voiture électrique Zoé, du constructeur Renault © MaxPPP - - Christophe Petit Tesson

Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif visite trois entreprises installées en Alsace ces jeudi et vendredi. Il sera question des investissements étrangers en France, de la reprise d'entreprises en difficulté et du fret ferroviaire.

Retrouvez l'interview en intégralité d'Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif

Retrouvez l'interview en intégralité de Jean-Jacques Leguay, président du Medef en Alsace

Au programme du déplacement ministériel, une première entreprise, ce jeudi, Arnaud Montebourg visite l'usine du laboratoire pharmaceutique Lilly à Fegersheim sur le thème des investissements étrangers.

4.000 emplois préservés en Alsace

Vendredi il sera question de la reprise des entreprises en difficulté avec un déplacement à Clestra à Illkirch."La nation se rassemble au tour de son appareil de production pour sauver son outil de travail" , souligne Arnaud Montebourg. "Si on avait suiovi la stratégie libérale, il y aurait eu près de 5.000 chômeurs de plus en Alsace" .

Jacques Müller, le commissaire alsacien au redressement productif annonce effectivement avoir été saisi de 262 cas d'entreprises en difficulté depuis sa nomination il y a 20 mois. Son intervention - en lien avec les agences départementales de développement économique - a permis de préserver près de 4.000 emplois. Jacques Müller cite les exemples de Clestra mais aussi Lana, Delphi ou encore Virtuose .

L'entreprise textile d'Hirsingue a été sauvée de justesse. Après des semaines de combat, elle a pu être reprise par Pierre Schmitt il y a deux mois. L'intervention de l'Etat, entre autre, a permis de la remettre à flots. Mais pour le repreneur, c'est d'abord la mobilisation des salariés contre la vente des machines qui a sauvé Virtuose.  

Montebourg / Virtuose

Aujourd'hui Virtuose emploie 10 salariés. Elle a promis d'en embaucher 23 autres progressivement.

Des mesures et des lois

Pour aider les entreprises, François Hollande a lancé son pacte de responsabilité. La loi "Florange" vient d'être adoptée au parlement, elle prévoit que les entreprises de plus de 1000 salariés qui veulent fermer un site seront obligés de chercher un repreneur.

La loi sur les stages prévoit aussi de mieux encadrer le recours à des stagiaires dans les entreprises. L'instauration d'une durée minimale de 24 heures hebdomadaire pour les temps partiels a été reportée au 30 juin.

Au Medef, le Président Pierre Gattaz a demandé un moratoire sur toutes les lois qui "stressent" les entreprises. Le président alsacien du Medef, Jean-Jacques Leguay souligne lui aussi que "la complexité des codes divers est trop importante, certains petits entrepreneurs sont étouffés" . Quant au pacte de responsabilité, "on est condamné à le faire marcher, on va trouver avec l'Etat les solutions pour faire avancer le dossier."

Partager sur :