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Économie – Social

Faut-il supprimer un deuxième jour férié pour financer la dépendance ?

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Par , France Bleu, France Bleu Provence

La députée LREM Aurore Bergé propose d'instaurer une nouvelle journée de solidarité pour financer la prise en charge de la dépendance et du grand âge. Une idée qui divise. Selon un sondage Ifop publié dimanche par le JDD, 54% des Français sont opposés à l'idée de travailler plus.

Personne âgée (illustration)
Personne âgée (illustration) © Maxppp - Lionel VADAM

Va-t-on devoir travailler plus pour financer la dépendance ? C'est l'une des pistes envisagées par Emmanuel Macron. Dans son allocution reportée à cause de l'incendie de Notre-Dame de Paris le 15 avril, le chef de l'État devait évoquer "la nécessité de travailler davantage" pour compenser la baisse des impôts a révélé la presse le 16 avril.

Plusieurs membres du gouvernement, dont le Premier ministre Édouard Philippe, se sont déjà prononcés pour un allongement de la durée du travail. Dans le Journal du dimanche, la députée LREM Aurore Bergé propose, elle, de supprimer un jour férié pour financer la dépendance. "Je persuadée que les Français sont d'accord pour travailler plus si on explique que 100 % des recettes de la journée de solidarité sont consacrées à la baisse de leurs impôts ou au financement des Ehpad" a-t-elle défendu. 

Une deuxième journée de solidarité rapporterait 2 à 3 milliards d'euros par an

"À l'évidence, il faudra qu'on travaille davantage pour pouvoir mieux soutenir nos aînés", a renchéri lundi sur LCI Nathalie Loiseau, candidate LREM aux élections européennes du 26 mai, sans préciser sous quelle forme. 

Mais l'idée divise jusque dans la majorité. Mieux vaut "privilégier des pistes où on ne demandera pas aux Français de travailler plus" a déclaré Aurélien Taché, député de l'aile gauche de LREM à l'AFP, alors qu'un sondage Ifop publié ce dimanche dans le JDD indique qu'une majorité de Français (54%) s'y oppose. L'élu préconise plutôt de recourir à la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS).

La création d'une deuxième journée de solidarité sur le modèle du lundi de Pentecôte pourrait rapporter  entre 2 et 3 milliards d’euros par an à l'État. Insuffisant pour financer la prise en charge de la dépendance, estimée à 10 à 15 milliards d’euros.

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