Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Faute d'hébergement d'urgence, des migrants passent la nuit à la maison des associations du Mans

-
Par , France Bleu Maine

Pour éviter à des enfants de dormir dans le rue, un collectif ouvre une salle de la maison des associations la nuit depuis plus de trois semaines. "Une alerte" sur l'engorgement de l'hébergement d'urgence.

La salle de réunion ouverte par un collectif d'association a accueilli jusqu'à 14 personnes la nuit depuis le début du mois.
La salle de réunion ouverte par un collectif d'association a accueilli jusqu'à 14 personnes la nuit depuis le début du mois. © Radio France - Alexandre Chassignon

Le Mans, France

Depuis le début du mois d'octobre, des familles dorment dans une salle de la maison d'association au Mans. Il s'agit de migrants refusés dans les hébergements gérés par le 115. Un collectif d'associations a décidé de leur ouvrir une salle pour leur éviter de dormir à la rue.

"Jusqu'à 14 personnes par nuit ont dormi ici, en majorité des enfants", précise Bernard Lebrun, de RESF, l'un des membres du collectif associatif et syndical à l'initiative de cette ouverture.*

Les conditions sont spartiates : des matelas à même le sol, pas de douche. "Ici on arrive à dormir... dehors je n'arrivais pas à nous cacher de la pluie" compare Claudia. C'est la cinquième nuit qu'elle passe là avec ses deux enfants de 4 et 8 ans.

"Contraire à toutes les conventions internationales"

C'est le résultat de décisions prise en connaissance de cause, selon Bernard Lebrun. "Les autorités préfectorales expulsent des CADA des demandeurs d'asile déboutés qui ont aussi demandé un titre de séjour pour une autre raison, donc qui doivent être accueillis ailleurs. Or le 115 ne peut rien leur proposer. Donc quand on prend ce type de décision on met des enfants à la rue, et on le sait. Il n'y a pas d'argutie juridique sur le fait de mettre un enfant dans la rue, martèle-t-il : c'est contraire à toutes les conventions internationales".

La préfecture de la Sarthe assure que les familles qui ne sont pas hébergées via le 115 ont refusé d'aller en accueil de nuit.  Claudia raconte au contraire qu'elle continuer d’appeler chaque jour pour demander une place.

Pour le collectif, l'ouverture de cette salle n'est qu'une solution provisoire, la responsabilité de l'hébergement d'urgence revient à l'Etat et, éventuellement, aux collectivités.

* = Le collectif comprend RESF, Le Comité d’Accueil, l’Eucalyptus, l’Entraide Protestante, la LDH, la FSU, Le Collectif pour une Terre plus Humaine, la Cimade, Emmaüs, le Secours Catholique.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu