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Faute de pouvoir rouvrir, les restaurants traditionnels se mettent à la vente à emporter et à la livraison

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De Poitiers à l'île de Ré en passant par Angoulême, Niort et la Rochelle, les restaurateurs tentent de trouver des solutions alors que la réouverture de leurs établissements à la clientèle n'est pas pour tout de suite.

La brasserie corse A Casa. La brasserie corse A Casa.
La brasserie corse A Casa. © Radio France - William Giraud

Fermés jusqu'à nouvel ordre pour la clientèle attablée, les restaurants traditionnels se mettent à la vente à emporter et à la livraison. De Poitiers à l'île de Ré en passant par Angoulême, Niort et la Rochelle, les restaurateurs tentent de trouver des solutions alors que la réouverture normale de leurs établissements n'est pas pour tout de suite.

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Exemple avec la brasserie corse « A Casa » à Poitiers. Le patron, Jean-Baptiste Genevois, n’en pouvait plus de faire les cent pas chez lui. Depuis vendredi dernier, il est en cuisine et prépare une trentaine de repas par jour. A emporter ou à livrer.

"Je ne me voyais par rester chez moi à rien faire alors que mon chiffre d'affaires s'est écroulé. Retrouver les clients, ça fait un bien fou. L'autre jour, une dame a dit à mon livreur : "c'est un miracle" ! Cela fait plaisir. Ces gens sont plus que des clients, ils assurent notre survie".

Il y aura un avant et un après

S’adapter reste le maître-mot. En attendant un retour à la normale. Quand sera-t-il possible ? Difficile à dire mais Nicolas Brossard plaide pour une attitude responsable et ne souhaite pas de précipitation sur le sujet. Il est l’associé de Christopher Coutanceau, le chef trois étoiles de la Rochelle, figure de proue de la gastronomie régionale. 

"Il faut encore attendre, ne serait-ce que pour que les clients soient rassurés. Si c'est pour rouvrir très tôt avec des salles à moitié pleine, des personnels avec des masques ou en espaçant les tables, je n'ai pas envie de ça".

"Je fais confiance à nos dirigeants et je préfère attendre si nécessaire quinze jours de plus en étant sûr de ne prendre aucun risque pour mes collaborateurs et mes clients." De la simple crêperie aux établissements haut de gamme, tout le monde est dans le même bateau. 

Dans l'attente de jours meilleurs

En attendant cette reprise, les deux restaurants rochelais de Christopher Coutanceau sont totalement à l’arrêt depuis plus d’un mois. "Ce sont 68 collaborateurs qui sont au chômage partiel complet. On en profite pour leur dispenser des formations. Mais c'est sûr que l'arrêt a été brutal et soudain. Le jour de l'annonce des mesures gouvernementales, on a eu quatre heures pour fermer le restaurant".

La restauration fait partie des secteurs les plus touchés par la situation. Selon la filière, un restaurant sur quatre pourrait mettre la clé sous la porte à l’issue de la crise. Pour Vincent, le gérant du Bistrot de la place à Nieul-sur-Mer en Charente-Maritime, "il y aura un avant et un après pour la profession".

Certains cuisiniers profitent enfin de la période pour jouer la carte de la solidarité. Une fois par semaine, les chefs du Bois de la Marche (Fontaine-le-Comte), de l'Auberge le Centre Poitou (Coulombiers) et des Archives (Poitiers) mitonnent plusieurs centaines de plats pour les personnels du CHU de Poitiers.

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