Économie – Social

Fenwal : 100 salariés en Allemagne pour dire leur colère à leur direction

Par Gaëlle Fontenit, France Bleu Berry dimanche 1 mars 2015 à 5:00 Mis à jour le dimanche 1 mars 2015 à 23:50

Dans les deux cars, une centaine de salariés
Dans les deux cars, une centaine de salariés © Radio France - Gaëlle Fontenit

Un quart des salariés de l’entreprise berrichonne menacée par un plan social a rallié l’Allemagne ce dimanche. La centaine de personnes a parcouru en car les 800 km jusqu'à la banlieue de Francfort, dans l'espoir de rencontrer, ce lundi, les dirigeants du groupe qui veut supprimer les trois quarts des emplois de l'usine de La Châtre.

Ils sont arrivés ce dimanche soir à Bad Homburg, près de Francfort, après 800 km et une journée entière de car. Les salariés de Fenwal demandent à rencontrer les dirigeants du groupe Fresenius, propriétaire de l'usine de La Châtre. L'usine est sous la menace d'un plan social qui ferait disparaître 338 des 461 emplois du site.

Fresenius ne semble guère disposé à faire de geste : le groupe refuse un rendez-vous avec ses dirigeants et propose seulement aux employés une entrevue avec un représentant de la direction** qui est déjà venu plusieurs fois dans le Berry** . La rencontre est prévue à 9 heures ce lundi matin.

Les Fenwals sont venus très nombreux défendre leurs emplois jusqu'au siège du groupe - Radio France
Les Fenwals sont venus très nombreux défendre leurs emplois jusqu'au siège du groupe © Radio France - Gaëlle Fontenit
C'est l'une des dernières cartouches des salariés pour obtenir de meilleures conditions. Début février, l'inspection du travail a demandé à Fresenius de revoir le "plan de sauvegarde de l'emploi", jugé inacceptable en l'état . Les négociations sur ce texte se refermeront le 31 mars.

Dans la délégation figurent aussi deux élus, Nicolas Forissier, le maire de La Châtre, et François Daugeron, celui de Sainte-Sévère.

Quoi qu'il arrive, les salariés de Fenwal déposeront devant le siège de Fresenius une pétition signée par 30.000 personnes . Ils reprendront la route dans l'autre sens dès lundi midi. Pendant ce temps, leurs collègues restés dans le Berry manifesteront devant leur entreprise .