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Fermeture confirmée de la centrale à charbon de Saint-Avold

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Par , France Bleu Lorraine Nord

La fermeture de la centrale à charbon Emile Huchet de St Avold est définitivement actée. François De Rugy, le nouveau ministre de la transition écologique l'a confirmé aux élus locaux lors d'une réunion au ministère jeudi matin.

La centrale Emile Huchet de Saint-Avold
La centrale Emile Huchet de Saint-Avold © Maxppp - SANCHIS Thierry

Emmanuel Macron avait promis durant sa campagne électorale qu'il fermerait les quatre dernières centrales à charbon de France, parmi laquelle la centrale Emile Huchet de Saint-Avold. Son nouveau ministre de la transition écologique François De Rugy l'a officiellement notifié ce jeudi aux élus mosellans ainsi qu'au Préfet qui avaient fait le déplacement à Paris. La cessation d'activité de la tranche charbon interviendra au plus tard en 2022. 

Le gaz comme alternative ? 

Cette annonce n'est pas une surprise pour les 135 salariés de la centrale qui savaient ses mois comptés. Mais aujourd'hui, ils attendent des réponses sur leur avenir. "Quelle est l'alternative à cette fermeture, questionne Jean-Pierre Damm, délégué Force Ouvrière et élu au comité d'entreprise. Si le charbon doit s'arrêter, pourquoi ne pas produire de l'électricité à partir du gaz ?" En effet, la centrale de Saint-Avold compte trois tranches, dont deux au gaz. "On a les compétences pour le faire" assure le représentant du personnel. 

Mais cette conversion totale en gaz demande un investissement qu'Uniper, le groupe allemand propriétaire du site, ne semble pas vouloir assurer. Cette solution permettrait en tout cas de pérenniser l'activité et les emplois, avec une production nettement moins polluante que le charbon. Reste à la mettre en oeuvre. Et le temps presse... 

Un territoire déjà fragile

Parmi les élus lorrains présents dans le bureau du ministre ce jeudi, le sénateur socialiste Jean-Marc Todeschini, a rappelé que si cette transition écologique était indispensable, elle "ne pouvait pas se faire au détriment des femmes et des hommes qui y travaillent en les conduisant à perdre leurs emplois." D'autant plus dans un bassin houiller qui a déjà payé par le passé un lourd tribu économique et social. L'ancien ministre attend de l'Etat qu'il joue son rôle d'accompagnateur dans ce dossier : "les rapports avec l'Etat, c'est comme en amour : il faut des actes plus que des déclarations."

Les salariés, eux, se réuniront en assemblée générale mardi 23 octobre. Les syndicats comptent également demander une entrevue à Emmanuel Macron, à l'occasion de sa visite à Morhange, le 5 novembre prochain, dans le cadre des commémorations de l'armistice de 1918. 

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