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Fermeture de Bio-Rad à Roanne : les salariés ont débrayé pour le deuxième jour d'affilée

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Les salariés de Bio-Rad à Roanne, dans la Loire, se sont mis en grève ce mercredi et ce jeudi après-midi. Le site de production de machines d'analyse de sang doit fermer en 2022 pour être délocalisé à Singapour.

Une centaine de salariés travaillent sur le site de Roanne.
Une centaine de salariés travaillent sur le site de Roanne. © Radio France - Tommy Cattaneo.

Les salariés du site Bio-Rad de Roanne, dans la Loire, ont débrayé ce mercredi et ce jeudi après-midi. Tous les employés, une centaine, se sont mis en grève dès 14 heures, pour dénoncer les négociations en cours avec le groupe américain Bio-Rad au sujet de la fermeture de deux des trois sites en France, à savoir les deux sites de recherche et de production de Schiltigheim et Roanne. Des emplois devraient également être supprimés au siège de la filiale française du groupe à Marnes-la-Coquette, en région parisienne.

Délocalisation à Singapour

Le groupe a pour projet de rapatrier l'activité recherche et développement aux États-Unis et de délocaliser la production des dispositifs d'analyse de sang de Roanne à Singapour. "Un vrai coup dur", confie Christian, technicien, qui travaille depuis 21 ans sur le site. "Personne n'a compris, on est excellent dans tout ce qu'on fait. Ce n'est pas un problème de qualité, c'est juste que Bio-Rad veut gagner toujours plus d'argent."

C'est vrai que le groupe "n'a rien d'une PME en difficulté", ajoute Thierry Vichot, secrétaire du Comité social et économique du site de Roanne. "C'est une entreprise qui a fait des bénéfices énormes l'an dernier." D'où son agacement au sujet des négociations en cours concernant le plan de sauvegarde de l'emploi et surtout le montant des indemnités de licenciement proposé par le groupe américain. "Les propositions de Bio-Rad sont nettement inférieures aux moyens financiers du groupe et au préjudice des salariés."

Des croix en bois ont été installées à l'entrée du site.
Des croix en bois ont été installées à l'entrée du site. © Radio France - Tommy Cattaneo.

Bio-Rad doit se séparer "proprement" de ses salariés

Pour Éric Duffo aussi, les mesures d'accompagnement des salariés doivent être à la hauteur de Bio-Rad. "Sur un groupe qui a de tels moyens, la proposition qu'on nous fait est indécente", explique le délégué Force ouvrière du site de Roanne. "Les salariés conçoivent la délocalisation, mais derrière il faut que le groupe mette les moyens pour se séparer proprement de ses employés." Des employés qui espèrent maintenant qu'une autre entreprise de biotechnologie vienne s'installer dans le secteur et profite de cette main d'oeuvre qualifiée. 

Thierry Vichot.
Thierry Vichot. © Radio France
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