Économie – Social

Fermeture de l'usine Seita à Riom : les élus locaux dénoncent la "mascarade" des négociations avec Imperial Tobacco

Par Juliette Micheneau, France Bleu Pays d'Auvergne jeudi 27 avril 2017 à 20:36

Une banderole et une croix symbolisant la fin du site riomois de la Seita
Une banderole et une croix symbolisant la fin du site riomois de la Seita © Radio France - Olivier Vidal

Ce jeudi, les élus du bassin de Riom ont claqué la porte des négociations quand la direction Imperial Tobacco a annoncé le prix attendu pour son site : 8 millions d'euros.

"On ne peut pas accepter, quand on quitte un site, qu'on parte en essayant de faire une plus-value immobilière". Pour Frédéric Bonnichon, président de l'intercommunalité Riom, Limagne et Volcans, c'est clair, le site riomois de l'ex-Seita ne vaut pas plus que l'euro symbolique.

Hier le comité de pilotage prévue avec le cabinet chargé des intérêts d'Imperial Tobacco a tourné court quand les représentants du cigarettier britannique ont annoncé une estimation de 8 millions d'euros pour le rachat du site. Les élus présents ont donc claqué la porte à commencer par Pierre Pecoul, le maire de Riom, pour qui la fermeture de l'usine représente non seulement 239 emplois perdus, mais aussi près d'1,3 million de recettes fiscales. Pour lui, la collectivité est même en droit d'attendre des compensations financières de l'industriel sachant que la remise en état du site pour une autre activité coûtera aussi de l'argent.