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Fermeture de Mecachrome à Vibraye : les salariés résignés

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Par , France Bleu Maine

Le plan social annoncé par le groupe Mecachrome, spécialisé dans la mécanique haute précision, prévoit la fermeture du site de Vibraye, dans la Sarthe. Une annonce à laquelle s'attendaient plus ou moins les 74 salariés qui seront pour partie licenciés et pour partie mutés.

Le site de Mecachrome, à Vibraye, dont la fermeture a été annoncée par le groupe.
Le site de Mecachrome, à Vibraye, dont la fermeture a été annoncée par le groupe. © Radio France - Ruddy Guilmin

À la sortie de l'usine, les traits sont tirés, un peu fermés, les têtes parfois baissées. "On est dégoûté, plus personne n'a envie de bosser", lâche Patrick, un fraiseur de 46 ans. Fragilisé par la crise sanitaire et les difficultés de l'industrie aéronautique dont il est un sous-traitant, le groupe Mecachrome a annoncé ce week-end la mise en place d'un plan social au sein de sa maison mère, MK France. Celui-ci prévoit près de 300 suppressions de postes sur 960. Et pour le site de Vibraye, spécialisé dans dans la production de petites séries, la note est salée :  il sera fermé, la moitié des postes sera supprimée, l'autre moitié transférée.

Cette décision n'a étonné personne car depuis des mois, l'usine tournait à bas régime selon le responsable syndical FO, Joffrey Loriot : "Même si la direction disait le contraire, il y avait moins de commandes, on fabriquait moins, on n'avait plus qu'une machine au lieu de trois... Et puis cet été, le secteur des outils coupants, qui est censé être l'avenir, a déménagé à Sablé donc ça faisait pas mal de petits indices." Pour Vibraye, le plan prévoit 38 suppressions de postes et 36 transferts vers d'autres sites. Et aujourd'hui, personne n'estime possible de sauver le site de Vibraye. "On espère juste pouvoir réduire le nombre de licenciements", admet Joffrey Loriot.

Joffrey Loriot, responsable FO sur le site de Mecachrome, à Vibraye.
Joffrey Loriot, responsable FO sur le site de Mecachrome, à Vibraye. © Radio France - Ruddy Guilmin

Les négociations vont s'ouvrir avec un cycle de cinq réunions d'ici la fin de l'année. En attendant, le maire de Vibraye, Dominique Flament, s'attend à une grosse perte pour sa commune. Et à de gros dégâts humains et sociaux : "C'est une industrie qui est là depuis des années, c'est un peu notre patrimoine. On a toujours entendu parler du savoir-faire de Mecachrome. Pour la commune, c'est inquiétant et embêtant, mais ce sont surtout des familles qui seront peut-être obligées de partir et de quitter un endroit où ils avaient choisi de vivre." Si Mecachrome souhaite mettre en vente le site, l'espoir qu'un repreneur se manifeste reste mince. 

Le site de Sablé, qui fait partie d'une filiale (MK automotive), n'est pas concerné par ce plan social.

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