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Économie - Social

Fermeture de Michelin à La Roche-sur-Yon : les salariés plus ou moins satisfaits des conditions de départ

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Par , France Bleu Loire Océan, France Bleu
La Roche-sur-Yon, France

L’accord trouvé entre la direction et les syndicats a été expliqué dans le détail ce jeudi matin aux employés du site qui va fermer d’ici peu. Avec des indemnités de départ revues à la hausse.

Les salariés ont été informés du détail de l'accord trouvé entre la direction et les syndicats.
Les salariés ont été informés du détail de l'accord trouvé entre la direction et les syndicats. © Radio France - Victoria Koussa

Partir, mais où et à quel prix. À la sortie de l’usine Michelin de La Roche-sur-Yon, qui va fermer courant 2020, les salariés sont globalement satisfaits par l’accord trouvé avec la direction par les syndicats sur les conditions de départ qui leur ont été présentées ce jeudi 9 janvier 2020, même si beaucoup ont peur de la suite, qu'ils restent en interne ou partent travailler ailleurs. «Toutes ces indemnités, ça ne compensera jamais totalement le préjudice subit par les salariés, la perte de leur emploi », a tempéré Nicolas Biron, délégué Sud Michelin, mais il a assuré avoir « essayé d’obtenir un maximum de compensation par rapport à tout ça, on est parti assez bas sur des montants de plan de sauvegarde de l'emploi, et on a pu obtenir dans l'enveloppe globale 40% de plus».

"Je serai quand même perdant au final"

Les syndicats ont réussi à obtenir une indemnité de départ pour ceux qui veulent partir travailler dans une autre entreprise, à partir de 40.000 euros brut, avec en plus 500 euros par année d’ancienneté. Pendant trois ans, Michelin s’engage à compenser la différence de salaire à hauteur de 400 euros brut par mois. Un cabinet privé est aussi chargé de les aider à se préparer au nouvel emploi, en les assistant dans la création de leur CV, à se présenter, pour réussir à se reclasser. 

« Je serai quand même perdant au final », a dénoncé Paul*, salarié depuis 15 ans chez Michelin, qui ne veut pas quitter La Roche-sur-Yon où il a fondé sa famille. « J’ai passé des entretiens dans le département et on me propose des salaires toujours inférieurs à ceux de chez Michelin, mais moi, j’ai un crédit à payer, je ne peux pas rogner sur plusieurs centaines d’euros par mois ! », a insisté l’employé, amer de devoir quitter son entreprise. Une dizaine de salariés sont déjà partis ailleurs, surtout ceux qui sont en maintenance, une branche très prisée sur le marché, et à salaire équivalent. 

D'autres peuvent aussi demander le financement d'une formation, à hauteur de 10.000 euros, ou une aide à la création d'entreprise. Le tournant qu'a souhaité prendre Maxime, 27 ans dont sept dans l'usine yonnaise. "J'avais, avant la fermeture, la petite idée de créer mon entreprise tournée autour de la moto, du coup, je vais essayer de lancer le projet", a-t-il expliqué. "On ne peut pas dire que c'est positif, mais moi  je le prends comme une opportunité pour rebondir".

Ceux qui restent en interne

De l’aide est proposée aux salariés qui souhaitent rester dans le groupe et aller travailler sur un autre site. Ils sont une centaine, sur les 619 de l'usine yonnaise. Michelin financera par exemple leur déménagement, proposera une aide financière aux conjoints s'ils doivent abandonner leur travail en Vendée. 

Concernant le plan d'âge, qui devrait concerner 90 salariés, les syndicats ont réussi à obtenir une année supplémentaire : tous les salariés qui devaient partir à la retraite le 1er janvier 2026 peuvent partir en retraite anticipée et toucher 75% de leur salaire brut, avant d'obtenir leur pension et leur indemnité de fin de carrière qui sera exonérée d'impôts - qui varie de 45.000 à parfois plus de 100.000 euros, selon le statut. 

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