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Fermeture de Tesca au Cheylard : les anciens salariés seront fixés sur leurs indemnités le 5 octobre

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

33 des 50 anciens salariés de l'usine Tesca au Cheylard seront fixés le 5 octobre prochain. Le Conseil des Prud'hommes d'Annonay rendra alors sa décision sur les dommages et intérêts supplémentaires que réclament les anciens salariés, qui avaient été licenciés en février 2020.

Une vingtaine de membres de la CGT sont venus soutenir les salariés devant le Conseil des Prud'hommes d'Annonay
Une vingtaine de membres de la CGT sont venus soutenir les salariés devant le Conseil des Prud'hommes d'Annonay © Radio France - Antoine Jeuffin

Près de 15 mois après la fermeture de l'usine Tesca du Cheylard, une vingtaine de membres de la CGT, dont des anciens salariés du site se sont rassemblés ce mardi après-midi devant le Conseil des Prud'hommes d'Annonay, à l'occasion de la dernière audience, avant le rendu de la décision, fixé au 5 octobre prochain.

33 des 50 anciens salariés licenciés en février 2020 sauront alors si le Conseil des Prud'hommes d'Annonay leur accorde les dommages et intérêts qu'ils réclament. Ils estiment que Tesca ne pouvait pas invoquer le motif économique pour fermer le site

La galère des anciens salariés 

Lionel Argaud, ancien électricien chez Tesca, est venu assister à l'audience. Depuis son licenciement, il galère :

"J'ai travaillé six mois dans une entreprise à Tournon-sur-Rhône, à une heure de chez moi, pour toucher le SMIC, et là je suis de nouveau au chômage. On était bien dans notre campagne, et aujourd'hui, on n'a plus rien, on repart à zéro."

Guillaume Eyraud, qui a passé 26 ans chez Tesca, peine aussi depuis la fermeture de l'usine ardéchoise. Avant, il gagnait 2.000 euros par mois, aujourd'hui à peine le SMIC, et cela a un impact sur sa vie de famille : "mes enfants qui ont l'âge de partir en BTS, il va falloir remettre en cause le choix de leur école, ça va être compliqué financièrement!", souffle-t-il. 

Ils accusent Tesca d'avoir fermé l'usine "sans cause réelle ni sérieuse"

Pour Lionel Argaud, les dés étaient pipés dès le rachat du site par Tesca à Chomarat en 2016 : "S'ils avaient reconnu nous avoir licenciés en sachant que c'était déjà prévu d'avance, ils auraient dû nous payer au moins le préjudice qu'on a eu", explique l'ancien électricien. 

Les licenciés ont reçu en moyenne 20.000 euros d'indemnités chacun. Leur avocat Xavier Medeau en demande environ 25.000 de plus, puisqu'il estime que Tesca a fermé son usine "sans cause réelle ni sérieuse", et que la motif économique n'est pas recevable : 

"On a volontairement délocalisé une partie de la production auprès d'autres pays et les investissements qui devaient être faits n'ont pas été apportés à la société, alors forcément la situation s'est volontairement dégradée."

L'avocate de Tesca répond que la demande des tissus pour l'intérieur des voitures, que produisait le site, a chuté de 23% en 2019, et que les coûts de l'usine ardéchoise étaient trop élevés, notamment le loyer.

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