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Économie – Social DOSSIER : La fermeture de l'usine Tupperware de Joué-les-Tours

VIDÉO - Fermeture de Tupperware à Joué-les-Tours : "on aurait envie de rester là sur nos machines, mais non c'est fini"

mercredi 28 février 2018 à 18:27 Par Isabelle Gaudin, France Bleu Touraine et France Bleu

L'usine Tupperware de Joué-les-Tours a fermé définitivement ses portes ce mercredi 28 février. Cette fermeture représente 235 suppressions d'emploi. Les salariés se sont retrouvés une dernière fois sur leur lieu de travail pour se dire au revoir et se soutenir pour la suite.

Avec la fermeture de l'usine Tupperware de Joué-les-Tours, ce sont 235 salariés qui perdent leur emploi
Avec la fermeture de l'usine Tupperware de Joué-les-Tours, ce sont 235 salariés qui perdent leur emploi © Radio France - Alice Kachaner

Joué-lès-Tours, France

Le rideau est tombé sur l'usine Tupperware de Joué-les-Tours. Ce mercredi, les machines ont cessé de tourner, laissant 235 personnes sans emploi. Malgré le froid, les salariés de l'entreprise américaine ont décidé de se retrouver une dernière fois avant la fermeture définitive pour un barbecue d'adieu. 

Quelques groupes se sont rassemblés autour d'un brasero sur le parking de l'usine. Tous parlent de leur attachement à Tupperware : c'était leur entreprise, et bien plus qu'un gagne-pain. Sur les visages, on pouvait lire beaucoup d'émotion. "Je suis émotionné oui, par la suite on ne sait pas si on se reverra avec mes collègues, c'est dur", explique Frédéric avec des tremblements dans la voix. 

On s'est vu grandir, on s'est vu vieillir, on s'est vu devenir maman, on a du mal à croire que c'est fini" - Sophie

A côté, Magalie est en larmes : "on n'a plus de boulot, on a nos enfants, il faut repartir à zéro, mais heureusement on a des collègues, on se soutient." Heureusement, il y a les collègues qui sont devenus une grande famille. Christelle a été embauchée dans l’entreprise en 1992. Après la colère vient le temps de la douleur : "on quitte une grande famille, on a envie de rester là sur nos machines, mais non c'est fini."

Sophie, comme Christelle, a encore du mal à réaliser qu'elle n'a plus de travail : "on s'est vu grandir, on s'est vu vieillir, on s'est vu devenir maman, on s'est soutenu dans tous les moments de la vie, alors aujourd'hui, on va se sentir un peu seul au départ. On a du mal à croire que c'est vraiment fini, ne plus entendre les machines tourner, il n'y a plus d'activité, quand on va rentrer chez nous, on ne va pas être bien."