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Fermeture des bars à 22h00 : "Pourquoi nous ?", une patronne de bar à Paris s'interroge et se mobilise

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Par , France Bleu Paris

A 22h00, ce lundi soir, tous les bars de la capitale, des Hauts-de Seine, du Val-de-Marne, de Seine-Saint-Denis ferment leurs portes. Une mesure qui passe mal quand "on voit des métros et des grands magasins blindés", s'insurge Aurélie Ferrero, patronne de trois établissements à Paris.

Après 22h, les bars doivent fermer à compter de ce lundi 28 septembre dans onze métropoles.
Après 22h, les bars doivent fermer à compter de ce lundi 28 septembre dans onze métropoles. © Radio France - Romain Berchet

Ce lundi soir, Aurélie Ferrero obéira et baissera le rideau à 22h00 dans ses trois établissements parisiens, la mort dans l'âme. Elle espère toutefois obtenir des dérogations pour ses deux cafés-restos avec des menus étoffés. 

Les bars doivent fermer plus tôt pendant les quinze prochains jours dans 11 métropoles de France pour tenter de contenir le rebond épidémique et éviter la saturation des hôpitaux, alors que 30% des lits de réanimation sont occupés par des patients Covid aujourd'hui.

Aurélie Ferrero est d'autant plus inquiète que les deux-tiers de son chiffre d'affaire se font après 22h. "C'est facile de blâmer les bars, il y a eu des débordements, mais on s'insurge quand on voit des images de métro surblindés, les grands magasins idem. Pourquoi nous ? "

"Honnêtement on applique un protocole sanitaire assez stricte, il y a une multiplication des contrôles depuis trois semaines. Les gens portent un masque pour tous les déplacements à l'intérieur et à l'extérieur. On pense vraiment que les clients sont plus en sécurité dans nos bars qu'à faire la fête chez eux."

La première inquiétude pour Aurélie Ferrero c'est "déjà survivre financièrement ces quinze jours". Mais la peur c'est de devoir fermer totalement ses établissements comme c'est le cas à Aix et Marseille.

Dimanche, Aurélie Ferrero a manifesté avec une centaine d'autres professionnels du secteur à Paris. D'autres actions sont à venir, assure Aurélie Ferrero, "pour monter en puissance, toujours dans un but pacifique, pour dire qu'on est présent, qu'on n'est pas content."

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