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Fermeture des bars et restaurants : les personnels jouent la débrouille pour arrondir leur fin de mois

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Par , France Bleu Vaucluse

Les patrons de bars et restaurants en Vaucluse naviguent à vue, et avec eux, leurs personnels. Fermés depuis fin octobre, ils savent qu'ils ne rouvriront pas avant "a minima la mi-février". Les serveurs, serveuses, barmaids et cuisiniers ont confié à France Bleu Vaucluse leur quotidien.

Estelle, Mickaël et Quentin attendent avec impatience de pouvoir reprendre leurs métiers, en attendant ils font des petits boulots
Estelle, Mickaël et Quentin attendent avec impatience de pouvoir reprendre leurs métiers, en attendant ils font des petits boulots

Les patrons de bars et restaurants en Vaucluse restent dans le brouillard. Fermés depuis fin octobre, ils n’ont toujours pas de date de réouverture. Elle est repoussée "a minima à la mi-février" a annoncé le gouvernement. Ils naviguent donc à vue et avec eux, l’ensemble de leurs personnels. Les serveurs, serveuses, barmaids et cuisiniers rongent leur frein en attendant de pouvoir reprendre leur travail.

Plus de pourboires, plus d'heures sup

Plus de pourboires, pas d’heures sup, Estelle touche le smig avec son chômage partiel. Cette responsable de bar de 26 ans travaille dans une poissonnerie trois jours par semaine pour arrondir ses fins de mois. Son métier à Lalogène place Pie lui manque. "Moralement, c'est compliqué. On a l'habitude de voir du monde tous les jours. On est un bar familial, tout le monde se connaît et du jour au lendemain, on se retrouve chez soi, on est coupé de tout. C'est triste". 

Quentin est serveur lui aussi au bar Lalogène à Avignon. Il fait des missions d'intérim pour compléter son chômage partiel. En ce moment, il est agent de quai, il charge et décharge des camions. "C'est vraiment une première pour moi, je n'ai jamais fait ça. J'ai fait cinq ans d'études dans la restauration et aujourd'hui, ne plus faire le métier que j'ai choisi et qui est une passion, c'est difficile". 

Habituellement, Quentin explique qu'il peut compter sur environ 200 euros de pourboire par mois, ce qu'il n'a plus. Mais il estime aussi qu'il dépense moins qu'en temps normal. 

"Même si ça me manque de voir du monde, j'estime que j'ai de la chance, parce que j'ai un CDI et que je touche le chômage partiel."

À 24 ans, Léna était chimiste, elle s’est reconvertie comme barmaid au Fût et à mesure à Avignon. Elle essaye de relativiser, mais brasser du monde lui manque : "ça commence à être pesant de ne pas voir de monde, nos habitués, de ne pas pouvoir créer aussi de cocktails, notre métier quoi ! Mais j'estime que j'ai de la chance, parce que j'ai un CDI et je touche le chômage partiel tous les mois."

Mickaël est serveur chez Marie, un restaurant d’Avignon. Il n'a pas réussi à trouver un job d'appoint, car les dates de contrat ne convenaient pas. Ce qui le sauve, c’est qu'il vient d'être papa pour la première fois, et il s'accroche à ça : "Je pense que s'il n'y avait pas eu la naissance de mon fils, j'aurais vraiment déprimé ! Maintenant, on attend avec impatience de retrouver les clients". 

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