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Fermeture des boîtes de nuit : "Il y a des gens qui sont pris à la gorge" prévient un gérant en Mayenne

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Les boîtes de nuit de la Mayenne, comme du reste de la France, ne pourront pas rouvrir avant le mois de septembre, en raison de la crise sanitaire. Maurice Derouet, le gérant du CaraClub 53 à Château-Gontier-sur-Mayenne, dénonce une situation injuste et s'inquiète pour l'avenir de sa profession.

Maurice Derouet et sa compagne, gérant du Cara Club 53. Maurice Derouet et sa compagne, gérant du Cara Club 53.
Maurice Derouet et sa compagne, gérant du Cara Club 53. © Radio France - Charlotte Coutard

Il a décidé de faire une grève de la faim pour alerter le gouvernement et demander la réouverture des boîtes de nuit en France. Mike, le gérant de la discothèque le tremplin près de Rennes, n'a pas mangé et n'a pas bu une seule goutte d'eau depuis dimanche midi. Il est assis dans sa boîte de nuit et retransmet sa grève de la faim en direct sur sa page Facebook.

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Pas de réouverture avant septembre

Un commerçant en détresse, car les boîtes de nuit ne pourront pas rouvrir avant le mois de septembre en raison de la crise sanitaire liée au coronavirus. Une détresse que comprend Maurice Derouet, le gérant du CaraClub, la boîte de nuit à Château-Gontier-sur-Mayenne. "Une discothèque, ce sont de gros investissements. Quand 'on prend un bouillon', généralement il y a tout qui va avec, la maison, vous perdez tout__. Malheureusement il y a des gens qui sont pris à la gorge. Mike c'est la face visible de l'iceberg, il y en a beaucoup d'autres qui ne vont pas avoir le courage de faire ce qu'il fait, je pense qu'__il va y avoir des cordes au cou si ça continue comme ça."

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Maurice Derouet demande à l'Etat de prendre en charge les loyers des gérants de boîtes de nuit, car l'aide versée de 1500 euros par mois n'est pas suffisante. Les patrons de discothèques ont menacé d'attaquer cette décision de fermeture prolongée jusqu'au mois de septembre devant le Conseil d'État

Il va y avoir des cordes au cou si ça continue comme ça

Une décision de fermeture injuste selon Maurice Derouet. "Moi je suis content pour tous les commerces qui rouvrent, mais que ce soit pour tout le monde pareil. On va être les seuls commerces qui ont pignon sur rue, en France, à ne pas pouvoir rouvrir. Il n'y a que nous. Parce que ce n'est pas avec les 1500 euros qu'on nous donne par mois, c'est un quart de mon loyer, sans parler du reste. Comment voulez-vous qu'on y arrive ? Ce n'est pas possible.__"

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"Il y a un gros sentiment d'injustice", poursuit-il. "Il y a des restaurants dans le sud de la France, beaucoup de bars qui se transforment en discothèques, les soirées sauvages, c'est de la discothèque en plein air. Il y a des manifestations avec 20.000 personnes à touche-touche, je ne vois pas la différence entre eux et nous."

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Les représentants des patrons de boîtes de nuit doivent de nouveau faire remonter les difficultés de la profession au gouvernement. Ils espèrent de bonnes nouvelles dans les prochains jours.

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