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Dossier : Coronavirus Covid-19

Fermeture des commerces : le cri du coeur d'une esthéticienne de Beaucourt

Les commerces jugés non essentiels doivent fermer pendant un mois. Cela fait partie du renfort des mesures annoncé par Emmanuel Macron lors de son allocution ce mercredi soir. Pour les commerçants de Beaucourt dans le Territoire de Belfort, c'est un nouveau coup dur.

Image d'illustration
Image d'illustration © Maxppp - Claude Cortier

Magasins de vêtements, de décoration ou instituts de beauté ... des centaines de commerces doivent à nouveau fermer leurs portes pendant un mois. C'est l'une des mesures décidées par le gouvernement pour lutter contre l'épidémie de coronavirus et elle concerne bien le Territoire de Belfort puisque les mesures localisées ne suffisent plus a estimé Emmanuel Macron dans son allocution ce mercredi soir. 

Les règles qui étaient jusque là en vigueur dans 19 départements sont en effet élargies à tout le pays. En nord Franche-Comté, certaines enseignes vont devoir baisser leur rideau. Parmi les professions impactées, il y a les esthéticiennes. " C'est triste mais s'il faut faire ça pour que ça avance et qu'on fasse disparaître l'épidémie, c'est bien mais cela nous pénalise beaucoup. Les restaurants, les cinés, les musées sont restés fermés mais l'épidémie est toujours là. Je vais fermer mais il faut que ça serve à quelque chose", explique Sandra Marchal qui exerce à Beaucourt dans le Territoire de Belfort. " Pour certaines personnes, je suis essentielle.  On a pris toutes les précautions possibles. Une esthéticienne est obligée de nettoyer, de désinfecter. On en fait déjà énormément. Je n'ai qu'une seule personne, deux maximum dans une superficie de 100 m2", rappelle l'esthéticienne beaucourtoise, vice-présidente de l'association des commerçants de Beaucourt.

Un mois, c'est le maximum. Après c'est fini !

Sandra Marchal s'attendait aux annonces du chef de l'Etat mais elle ne supportera pas davantage de contraintes. Selon elle, les aides et le chômage partiel ne suffiront pas à survivre très longtemps. " Un mois, c'est le maximum. Après, c'est fini, il n'y a plus personne. Je peux vivre encore un mois sans trésorerie mais au delà, ce n'est pas possible. J'ai des charges, un prêt, j'ai changé de magasin. J'ai un loyer, une apprentie à payer. Elle sera pénalisée dans son apprentissage, elle passe son examen au mois de juin. Ce sera difficile pour elle. On ne s'imagine pas tout ce qu'il y a derrière", conclut la vice présidente de l'association des commerçants de Beaucourt qui n'en plus de faire des sacrifices pour rien. 

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