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Fermeture évoquée de la Bosch : le maire de Rodez charge la présidente de Région Carole Delga

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Par , France Bleu Occitanie

La direction allemande du groupe Bosch a évoqué l’éventualité d’une fermeture pour la première fois. Les syndicats demandent des éclaircissements et engagements du gouvernement. Le maire de Rodez estime lui que la présidente de la région Occitanie n’a pas fait ce qu’il fallait dans ce dossier.

L'usine Bosch de Rodez emploie aujourd'hui 1200 personnes.
L'usine Bosch de Rodez emploie aujourd'hui 1200 personnes. © Radio France - SM

Il y a quelques jours, un CSE Central s’est tenu pour évoquer les orientations stratégiques de Bosch en France durant les prochaines années. Avec la crise sanitaire actuelle, les dirigeants allemands ont annoncé la volonté de mener une campagne de réduction drastique des coûts, des investissements et des effectifs. Et surtout pour la première fois, il a été évoqué "une réflexion sur l’éventualité d’une fermeture définitive du site ruthénois"

Choc brutal 

Un "choc brutal", un"coup de massue" pour les salariés de l’entreprise, décrit Jérôme Pouget, du syndicat Sud à Rodez. L’entreprise Bosch souffre depuis la chute des ventes de diesel. En 2005, il y avait plus de 2300 salariés. Ils sont 1200 aujourd’hui et pourraient être moins de 800 pour 2022. 

"La Région ne nous a pas du tout suivis." — Christian Teyssèdre, maire de Rodez

Le maire de Rodez lui, ne se dit pas surpris de l’annonce : "Cela fait 15 ans qu’il y a une baisse continuelle de la production des injecteurs. Notamment depuis la construction de l’usine en Turquie. Ce qui se passe aujourd’hui c’est dans la continuité du désengagement de Bosch". Mais Christian Teyssèdre estime qu’il y a beaucoup trop de gens qui n’ont pas voulu travailler ensemble dans ce dossier.

Et il s’en prend surtout et nommément à la présidente de Région, Carole Delga. "La Région ne nous a pas du tout suivis. La présidente de Région a dit : on doit travailler sur l’aéronautique. Elle a pris le téléphone et elle a appelé le directeur d’Airbus à Toulouse, ils allaient se rencontrer tout ça. Alors même que Bosch depuis 15 ans n’a jamais souhaité intégrer le pôle compétitivité aéronautique espace système embarqué". 

Christian Teyssèdre, le maire de Rodez s'en prend à la présidente de Région.

" Se mettre d’accord sur une stratégie." — Christian Teyssèdre, maire de Rodez

Selon le maire de Rodez, ce jour de mars 2019, à Stuttgart devant la direction allemande du groupe, l'action de la présidente a été contre-productive. " Ce jour-là, Carole Delga a botté en touche. Alors que si elle nous avait suivi, la position que nous avions de demander de faire d’autres investissements, dans d’autres filières que le diesel  - le groupe Bosch fait de l’électroménager, le groupe Bosch fait des vélos -, on aurait une autre position par rapport à Bosch. Ce qui nous permettrait d’avancer par rapport à Bosch à Rodez, ce serait de se mettre d’accord sur une stratégie. Mais, là, ce n’est pas fait." 

Christian Teyssèdre, maire de Rodez.
Christian Teyssèdre, maire de Rodez. © Radio France - SM

De son côté, le syndicat Sud en appelle au gouvernement. Et il rappelle que le dossier Bosch est sur son bureau depuis des années et qu’Emmanuel Macron et Bruno Lemaire sont déjà venus sur place.  "Suite à l’annonce de la fermeture du site de Bridgestone à Béthune entraînant la mort de 863 emplois, madame la ministre déléguée à l’Industrie, Agnés Pannier-Runacher, a communiqué sur le fait que quand un dossier comme celui-ci est connu bien en amont, alors les solutions sont trouvées. Nous lui rappelons que la situation de notre site est sur son bureau depuis maintenant plus de deux ans et qu’aujourd’hui notre usine est menacée à court terme."

Une annonce qui s’est répandue comme une onde de choc à Rodez. Entre incrédulité et fatalité.

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