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Économie – Social

Automobile : Fiat-Chrysler propose une fusion avec Renault

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Par , France Bleu

Le constructeur automobile italo-américain Fiat-Chrysler a proposé ce lundi matin un projet de fusion à Renault. Si celui-ci venait à se réaliser le nouveau groupe formerait le numéro 3 mondial du secteur. Le gouvernement français s'est dit favorable à cette proposition.

Lundi matin, le groupe Fiat-Chrysler a proposé à Renault de fusionner les deux entreprises.
Lundi matin, le groupe Fiat-Chrysler a proposé à Renault de fusionner les deux entreprises. © AFP - LOIC VENANCE, MARCO BERTORELLO

Le groupe Fiat-Chrysler (FCA) a présenté lundi matin un projet de fusion avec son concurrent français Renault. L'entreprise française a exprimé un intérêt à la sortie d'un conseil d'administration qui s'est tenu au siège du constructeur à Boulogne-Billancourt.

FCA propose que ce nouveau groupe soit détenu à 50% par leurs actionnaires, et à 50% par les les actionnaires de Renault. Ils se partageraient également les compétences techniques. Renault pourrait épauler Fiat-Chrysler dans le développement des voitures électriques, domaine dans le quel le groupe italo-américain a du retard. Fiat-Chrysler apporterait une part de marché importante en Amérique du Nord, avec à la clé des ventes de SUV et de pick-up, qui ne sont pas le point fort des Français.

Le troisième constructeur mondial 

Une telle fusion permettrait au nouveau groupe de produire 8,7 millions de véhicules par an. FCA souligne que cela en ferait le troisième constructeur automobile mondial. En comptant les partenaires de Renault, Nissan et Mitsubishi, le nombre de ventes pourrait atteindre jusqu'à 16 millions chaque année. 

Cette proposition a par ailleurs été fortement saluée par les investisseurs puisque vers 9h30 le titre de FCA gagnait plus de 14% à la Bourse de Milan, tandis que le titre de Renault, lui, bondissait de 13,65% à la Bourse parisienne. 

Le gouvernement favorable 

Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, a annoncé dans la foulée que la France se disait "favorable" à cette fusion. "Il faut que les conditions dans lesquelles elle se réalise soient à la fois favorables au développement économique de Renault et évidemment aux salariés de Renault", a t-elle déclaré sur BFMTV. "C'est important pour nous parce que ça témoigne de notre capacité à répondre aux enjeux de souveraineté économique européenne et française dans un contexte de mondialisation où on a de très grandes entreprises, des géants, qui se sont construits en dehors de l'Europe, et aujourd'hui on a besoin que des géants se construisent en Europe", a ajouté Sibeth Ndiaye.

Le ministre de l'Économie Bruno Lemaire s'est entretenu en fin de semaine passée avec Jean-Dominique Sédart, le patron de Renault, pour discuter de ce projet. L'État possède 15,01% du capital de Renault.

L'Italie semble éprouver le même intérêt pour le projet. Matteo Salvini, ministre de l'Intérieur, annonce une "opération brillante".

Inquiétude chez les syndicats

La CGT a exigé que l'État français conserve une minorité de blocage afin de "faire prévaloir les intérêts français". Le deuxième syndicat de Renault redoute que cette fusion se fasse au détriment des salariés, avec de potentiels licenciements. Dans le cas d'un rapprochement entre les deux groupes, la famille Agnelli, actionnaire majoritaire de Fiat-Chrysler, serait seule à posséder une minorité de blocage (15%). La France n'aurait alors plus que 7,5% d'actions. FCA a annoncé qu'aucun site de production ne sera fermé. 

Si cette fusion venait à se finaliser, il faudrait "un an pour créer la nouvelle entreprise", annonce la direction générale de Fiat-Chrysler.