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Fin de la trêve hivernale : en Sarthe, la crainte de voir de nouveaux locataires tomber dans la précarité

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Par , France Bleu Maine

La trêve hivernale vient de prendre fin ce 10 juillet. Très longue en raison du coronavirus, elle a permis en Sarthe de loger un nombre plus important de personnes précaires. L'association Tarmac redoute cependant de voir arriver de nouveaux précaires sarthois, à cause d'impayés de loyer.

Trois drapeaux jaunes de l'association "Droit Au Logement" (DAL).
Trois drapeaux jaunes de l'association "Droit Au Logement" (DAL). © Radio France - Nathanael Charbonnier

La fin de l'état d'urgence sanitaire rime cette année avec fin de la trêve sanitaire, exceptionnellement prolongée en raison du coronavirus. En Sarthe, la trêve a permis de trouver des solutions de logement à un nombre croissant de personnes. Mais l'association Tarmac, qui accompagne les personnes notamment pour trouver un logement, s'inquiète de voir arriver des précaires d'un nouveau genre.

L'heure des expulsions pour de nouveaux locataires précaires

Le président de Tarmarc, Yves Rouault, s'attend à une rentrée compliquée pour certains locataires précaires : "La fin de la trêve hivernale signifie que les propriétaires peuvent expulser les occupants d'un logement pour cause d'impayés. Or, avec la crise économique liée au coronavirus, il apparaît que ces impayés sont en recrudescence. C'est que nous ont dit certains bailleurs sociaux." 

Le profil de ces locataires précaires a changé : "Nous on accueillait plutôt les gars de la rue, des migrants isolés, ou en famille, et très peu de familles françaises. Là, je pense qu'il va falloir aider des familles françaises sans logement ou autre." La faute aux conséquences économiques de la Covid : "certains sont intérimaires, et on voit bien que depuis deux mois, l'intérim n'est pas florissant. C'est une vraie crainte", explique Yves Rouault. Le Secours populaire et les bus des Restos du Cœur dressent le même constat.

Un nombre croissant de Sarthois mis à l'abri pendant la Covid

Pendant le confinement, l'association Tarmac est loin d'avoir chômé. Elle a trouvé des solutions d'hébergement en hôtel pour 190 personnes, contre 70 habituellement. "Ça prouve que si on veut mettre les moyens, que ce soient l'Etat, la région, le département, ou les associations, on peut y arriver, souligne Yves Rouault. Bien sûr, c'est du système D, ça n'est pas satisfaisant. Mais on mise beaucoup sur l'ouverture à la rentrée de notre centre d'accueil de jour et de nuit pour les familles. D'un seul coup, on va créer 99 places et on va pouvoir désengorger les hôtels. Ça va être une période charnière pour nous."

D'ici-là, avec la fin de la trêve hivernale, où vont aller ces personnes hébergées en hôtel ? Yves Rouault l'assure, chacune va se voir proposer une solution : "On propose automatiquement des solutions de secours aux gens qui doivent partir. Libre à eux d'accepter ou pas. Mais on ne les laisse pas à la rue directement." Le gouvernement assure quant à lui que les places d'hébergement crées pendant la Covid vont être maintenues si aucune autre proposition n'est faite.

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