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Économie – Social

Fin de la trêve hivernale : 25 ménages sont menacés d'expulsion locative dans la Vienne

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Par , France Bleu Poitou

Comme chaque année, la trêve hivernale des expulsions locatives se termine ce dimanche 31 mars à minuit. Des dizaines de locataires redoutent de voir frapper à leur porte un huissier de justice. A Poitiers, une famille raconte son angoisse et ses démarches pour conserver leur logement.

La trêve hivernale des expulsions locatives se termine le 31 mars à minuit.
La trêve hivernale des expulsions locatives se termine le 31 mars à minuit. © Maxppp -

Poitiers, France

A partir du 1er avril 2019, 25 ménages sont menacés d'expulsion locative dans la Vienne, contre 27 en 2018 (45 en 2017). Quand la sonnette de la porte d'entrée résonne, David a une sueur froide. Avec la fin de la trêve hivernale, des expulsions locatives qui entrent en vigueur ce dimanche 31 mars à minuit, ce locataire, résidant dans un appartement à Poitiers, redoute de voir débarquer chez lui dès ce lundi matin un huissier de justice.

C'est éprouvant, je suis en permanence tourmenté par cette situation, psychologiquement vous êtes anéanti, quand vous êtes amené à ne plus payer votre loyer, ça s'accumule et ça vous conduit inévitablement vers une faillite totale." 

Père de famille d'une quarantaine d'années, David a toujours mis un point d'honneur à payer son loyer en temps et en heure. "C'est un grand grand désespoir que de voir que malgré votre bonne foi et vos efforts, vous ne parvenez pas à sortir la tête de l'eau." La spirale infernale a débuté par des ennuis de santé et une invalidité professionnelle. Quelques mois de loyers impayés plus tard, "vous êtes submergés de dettes, de factures, de huissiers, c'est très très douloureux, il y a moralement une souffrance qui s'empare de vous et des membres de la famille." 

Il ne faut pas avoir honte de demander de l'aide 

Pour éviter l'expulsion de son appartement, David a déposé un dossier de surendettement à la Banque de France. "Le courage, c'est d'aller chercher des solutions auprès des associations, moi j'ai rencontré énormément de gens qui m'ont aidé, comme l'ADIL 86 ou le Fond de solidarité logement"

"Quand vous vivez la situation d'un couple qui voit arriver un camion de déménagement, dans lequel on va charger le cartable des enfants, la boîte à médicaments et le peu de meubles qu'ont les parents, c'est un drame pour eux mais c'est aussi un échec pour la société" (Ghislain Delaroche, directeur de l'ADIL 86)

L'Association départementale d'information sur le logement est une des nombreuses structures qui viennent en aide aux locataires en délicatesse avec leur propriétaire. "Ils vivent dans une angoisse terrible, raconte Ghislain Delaroche, président de l'ADIL de la Vienne. Ça commence par un courrier d'impayé, puis un deuxième courrier en recommandé puis par un huissier de justice avec le concours de la force publique, donc on leur dit jusqu'au dernier moment, manifestez-vous parce qu'il y a des solutions qui ne sont pas aussi compliquées et déshonorantes que les locataires l'imaginent parfois."

Quelques soient les difficultés, David s'est efforcé de maintenir le contact et la confiance avec son propriétaire ou bailleur social. Ces efforts témoignent de sa bonne foi et devraient lui permettre de conserver son logement, et de bénéficier d'un apurement des dettes, c'est-à-dire, un échelonnement des remboursements dans le temps.