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Fin des Menuiseries Grégoire en Dordogne : la ministre de l'Industrie demande un geste à l'actionnaire

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Par , France Bleu Périgord

La ministre déléguée à l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, a écrit au patron du fonds d'investissement qui détenait les Menuiseries Grégoire pour lui demander de verser des indemnités au-delà du minimum légal aux 236 salariés qui vont être licenciés.

La ministre déléguée chargée de l'Industrie Agnès Pannier Runacher a écrit au patron de Prudentia, l'actionnaire des Menuiseries Grégoire.
La ministre déléguée chargée de l'Industrie Agnès Pannier Runacher a écrit au patron de Prudentia, l'actionnaire des Menuiseries Grégoire. © Maxppp - Mikael Anisset

"Nous vous demandons aujourd'hui d'être à la hauteur de la situation", écrit Agnès Pannier-Runacher. La ministre déléguée à l'Industrie a écrit un courrier à l'actionnaire principal des Menuiseries Grégoire, à Saint-Martial-d'Artenset, pour lui demander de payer des indemnités de licenciement au-delà du minimum légal pour les 236 salariés qui vont être licenciés. La liquidation de l'entreprise de l'usine de fenêtres bois, alu et PVC a été prononcée jeudi 28 avril. 

L'actionnaire a bénéficié de millions d'euros de fonds publics

La ministre déléguée, qui cosigne sa lettre avec Alain Rousset, le président PS de la région Nouvelle-Aquitaine, demande à l'actionnaire Prudentia "un abondement au PSE", le plan de sauvegarde de l'emploi, qui soit "conséquent" et "dans les plus brefs délais". C'est le député LREM de la Dordogne, Philippe Chassaing qui avait sollicité Agnès Pannier-Runacher, et le cabinet du Premier ministre Jean Castex, pour qu'ils "mobilisent" l'Etat. 

Prudentia estime qu'ils ont déjà mis 12 millions d'euros dans l'entreprise, ils ne veulent pas donner un ou deux millions de plus

Pour l'instant, selon les syndicats, les 236 salariés ne vont toucher que le minimum légal payé par l'Etat, soit 75% de leur salaire brut pendant douze mois, avec une aide et un accompagnement par un cabinet spécialisé pour le reclassement et les formations. "Pour l'instant, Prudentia ne paie rien, zéro !", assure Yves Dangelaud, le délégué CFDT de l'usine. "Ils estime qu'ils ont déjà mis 12 millions d'euros dans l'entreprise, ils ne veulent pas donner un ou deux millions de plus. Et à cause des lois qu'a fait voter Emmanuel Macron, il n'a aucune obligation d'abonder au PSE", affirme-t-il. 

Les salariés envisagent d'aller en justice

Pourtant, l'actionnaire a touché des millions d'euros de fonds publics, depuis qu'il a repris les Menuiseries en 2018. C'est ce que lui rappelle Agnès Pannier-Runacher dans son courrier. Prudentia a bénéficié de six millions d'euros de reports de dettes fiscales et sociales, d'un prêt direct de 200 000 euros, d'un prêt garanti par l'Etat de 4,8 millions d'euros octroyé par les banques. Elle a aussi bénéficié d'aides de la région, avec une aide de 850 000 euros et une avance remboursable de 750 000 euros. 

Lors d'une réunion ce mardi 3 mai, les représentants syndicaux ont donné un avis défavorable au plan de sauvegarde de l'emploi proposé. "Les salariés n'en resteront pas là", prévient Yves Dangelaud, le délégué CFDT. Selon lui, les salariés envisagent une action en justice pour demander compensation à Prudentia. Selon eux, l'actionnaire a une "responsabilité" dans la déroute de l'entreprise. Contacté, Prudentia n'a pas répondu à nos sollicitations.

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