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Économie – Social

Fin du RSI : qu'en pensent les indépendants de Meurthe-et-Moselle ?

mardi 5 septembre 2017 à 17:58 Par Marie Roussel, France Bleu Sud Lorraine

Le gouvernement a annoncé la fin du Régime social des indépendants et l'alignement des artisans, commerçants et auto-entrepreneurs au régime général. Une annonce qui ne convainc pas les premiers concernés, notamment en Meurthe-et-Moselle.

Beaucoup décrié à cause de dysfonctionnements, le Régime social des indépendants est dans le viseur du gouvernement qui compte le réformer.
Beaucoup décrié à cause de dysfonctionnements, le Régime social des indépendants est dans le viseur du gouvernement qui compte le réformer. © Maxppp - Xavier de Torres

Meurthe-et-Moselle, France

En soi, le commerçant nancéien Richard Bensadoun n'est pas farouchement opposé au RSI, le Régime social des indépendants. "Il y a du bon et du mauvais", nuance t-il. S'il doit rejoindre le régime général à partir de 2018, comme l'a annoncé le gouvernement cette semaine, alors il faut que cela aille dans le bon sens selon lui. "Est-ce qu'on va payer plus cher ? Quels sont les avantages ? Qu'est-ce qui a de mieux par rapport à avant ?" interroge ce gérant d'une boutique de vêtements. Autant de questions qui n'ont pas encore été éclaircies jusqu'à maintenant.

Des dysfonctionnements

Le souci c'est les trésoreries qui sont touchées par le RSI, et c'est ce qui fait le mal du RSI. Il s'appuie sur l'année précédente, n-1 et donc les chiffres d'affaires qui ont été faits ne sont pas forcément les chiffres qui sont à venir." - Richard Bensadoun, commerçant à Nancy.

C'est sûr que des dysfonctionnements du RSI, il y en a. "Je vais me faire des ennemis si je dis que le RSI était bon", plaisante le président de Meurthe-et-Moselle de la Chambre des Métiers et de l'Artisanat Jean-Paul Daul.

Jean-Paul Daul, président départemental de la Chambre des Métiers et de l'Artisanat en Meurthe-et-Moselle.

La semaine dernière j'ai un artisan qui me téléphonait et qui me disait qu'il avait fait un résultat d'un peu plus de 40 000 euros et le RSI lui demandait pour les premiers trimestres 12 000 euros de cotisations ! Ils comprennent plus !" - Jean-Paul Daul, président de la Chambre des Métiers et de l'Artisanat 54.

Un effet d'annonce du gouvernement ?

C'est donc surtout le prélèvement des cotisations qui est à revoir selon Jean-Paul Daul. "Il faudrait faire le système comme pour la TVA. C'est l'artisan qui dit : j'ai gagné tant et je dois payer ça. Et ça serait beaucoup plus simple pour lui, pour préparer son année et pour voir l'avenir."

D'autres indépendants sont beaucoup plus catégoriques. "Moi en toute honnêteté, je suis la plus heureuse des femmes depuis que je suis au RSI !" , s'exclame la commerçante Marie de Metz Noblat qui tient une épicerie dans le centre-ville de Nancy. Cette femme a été affiliée aux différents régimes durant son parcours professionnel et ne voit qu' "un effet d'annonce" dans les déclarations du gouvernement.

Marie de Metz Noblat qui a rejoint le RSI en 2013 et qui est, depuis, "la plus heureuse des femmes".

J'ai en face de moi des gens qui sont compétents, qui répondent à mes questions et qui sont en proximité. J'ai tout de suite quelqu'un qui me répond, qui est efficace et qui débloque les dossiers." - Marie de Metz Noblat, commerçante à Nancy.

Le gouvernement s'est donné jusque 2020 pour faire disparaître le Régime social des indépendants. Il concerne plus de 4, 6 millions d' actifs et deux millions de retraités en France.