Économie – Social

Fin du vapocraqueur de Total à Carling attendue autour du 5 octobre avec des inquiétudes

France Bleu Lorraine Nord vendredi 4 septembre 2015 à 18:43

Plateforme pétrochimique de Carling
Plateforme pétrochimique de Carling © Radio France - François Pelleray

Le vapocraqueur de Total devrait s'arrêter définitivement le 5 octobre prochain sur la plateforme pétrochimique de Carling en Moselle. Au-delà des 210 suppressions de postes, c'est un bouleversement pour les entreprises voisines. Le syndicat CGT d'Arkema est inquiet pour l'avenir du site. La direction de l'entreprise spécialisée dans les acryliques se veut rassurante.

Une page se tourne à la plateforme chimique de Carling. Le vapocraqueur de Total devrait s'arrêter définitivement le 5 octobre prochain. Au-delà des 210 suppressions de postes, c'est un bouleversement pour le site qui emploie plus de 1.000 salariés. Quel avenir par exemple pour l'entreprise Arkema, également présente à Carling et qui était directement fournie en matière première par le vapocraqueur? Arkema recevra désormais sa matière première, le propylène, uniquement par wagons citernes depuis le nord de l'Europe ou le sud de la France. Pour la CGT, ça va limiter son développement. Le secrétaire CGT du CE d'Arkema n'y va pas par 4 chemins. Pour Arnaud Ruscha, la plateforme, qui employait 2.000 personnes il y a 15 ans, presque moitié moins aujourd'hui, n'a pas de vision d'avenir : "Depuis des années, avec la fonte des effectifs, on se pose des questions sur la vision d'avenir du site".Ces craintes, le directeur d'Arkema, Didier Muller, les balaye rapidement , en citant tous les investissements réalisés depuis 4 ans: "Arkema a investi 170 millions d'Euros pour transformer son usine, la moderniser, la développer, ce n'est pas dans la logique d'Arkema de laisser dépérir son usine!"

L'entreprise Total, malgré la fermeture du vapocraqueur, a également des projets de développement dans les polystyrènes et les résines notamment. La CFDT, elle, attend de voir, à l'image de son délégué Goeffrey Caillon: "On est moyennement serein. Le projet de Total est un changement complet d'activité. POur la CFDT, ces projets ont l'air porteurs mais il faut que les choses émergent concrètement".Tous espèrent aussi l'arrivée de nouvelles entreprises sur la plateforme chimique. Autre inquiétude pour la CGT et la CFDT: avec la fermeture du vapocraqueur, le nombre de pompiers professionnels présents 24h/24 sur la plateforme va passer de 36 à 19 . Insuffisant pour la sécurité du site dénoncent les organisations syndicales.