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Économie – Social

Flambée des cours du porc : le prix des rillettes va augmenter

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Par , France Bleu Maine, France Bleu

Le prix des rillettes industrielles (qui représentent 80% de la consommation nationale) devrait grimper d'environ 10% d'ici deux mois. Celui des rillettes artisanales de 2% à 4%. Conséquence de la forte hausse des tarifs du porc sur le marché mondial depuis le mois d'avril.

La Sarthe produit chaque année environ 16.000 tonnes de rillettes.
La Sarthe produit chaque année environ 16.000 tonnes de rillettes. © Maxppp - Olivier Blin

Le Mans, France

Une bonne nouvelle pour les éleveurs. Mais un coup dur pour les transformateurs. Depuis début avril 2019, le prix de la viande de porc flambe sur le marché mondial. En à peine un mois, la hausse est d'environ 20%. Raison principale : la fièvre porcine qui, après avoir touché une partie de l'Europe, est arrivée en Asie et tout particulièrement en Chine. Pour faire face à la demande, ces pays augmentent leurs importations ce qui, mécaniquement, fait grimper les prix de la viande de porc.   

Dans les semaines et les mois qui viennent, il faut s'attendre à une réaction en chaîne. Le porc, matière première des fabricants de rillettes représente "50% à 60% du coût du produit fini", rappelle Bernard Vallat, président de la fédération française des industriels charcutiers, traiteurs et transformateurs de viande. Immanquablement, la flambée du cours du porc se traduira donc par une hausse du prix des pots de rillettes. Surtout pour celles fabriquées de manière industrielle, en Sarthe par Bordeau-Chesnel, Bahier ou Prunier et qui représentent 80% de la consommation nationale

"Le consommateur doit s'attendre à des augmentations de 10% minimum." - Le représentant de la fédération française des industriels charcutiers

Ces entreprises négocient en ce moment avec la grande distribution pour qu'elle répercute l'augmentation de leurs coûts de production sur le prix des rillettes. Les discussions semblent bien engagées.   

Une hausse moindre et plus tardive chez les artisans   

Chez les artisans, la hausse du prix des rillettes sera moins élevée. De l'ordre de 2% à 4% certainement. Mickael Doire, le président du syndicat de la boucherie - charcuterie, en Sarthe explique : "nous, artisans, ressentons moins l'inflation car nous achetons des porcs entiers. Les prix augmentent surtout pour ceux qui achètent des morceaux de porc (ce qui est une pratique répandue chez les industriels, ndlr) parce qu'ensuite, il faut revaloriser le reste. Le prix des porcs que nous achetons est lissé sur l'année". 

Certains fabricants sarthois de rillettes vont même plus loin. La charcuterie Cosmes, par exemple, a développé une filière complète, de la fourniture de viande à la commercialisation des rillettes. "Nous achetons le porc à un prix minimum garanti", explique son PDG, Frédéric Lallande. "Ainsi, au plus fort de la crise, nous le payions 15% à 20% plus cher que tout le monde et lorsque la crise était moins aigue : 5 à 10% plus cher". 

Le patron estime que l'augmentation des prix va le "rattraper". Mais pas immédiatement. "De toute façon", nuance-t-il, "il faut regarder la moyenne sur une année". Frédéric Lallande annonce que dans un premier temps la charcuterie Cosmes va "tasser ses marges" puis "appliquer une hausse proportionnelle du prix de ses rillettes, de l'ordre de 2% à 3%". L'augmentation des tarifs devrait intervenir dans les deux mois pour les rillettes industrielles, le temps d'écouler les stocks. Un peu plus tard chez les artisans sarthois.

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