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Économie – Social

Flambée des prix du beurre : le prix des croissants s'envole

jeudi 7 septembre 2017 à 8:56 Par Angeline Demuynck, France Bleu Sud Lorraine

A Nancy, certains boulangers ont décidé d'augmenter le prix des croissants pour faire face à la hausse spectaculaire des prix du beurre. Ils redoutent une pénurie cet automne.

Dans cette boulangerie nancéienne, les croissants ont pris 10 centimes
Dans cette boulangerie nancéienne, les croissants ont pris 10 centimes © Radio France - Angeline Demuynck

Jérôme Schindler a pris sa décision presqu'à contre-cœur, après avoir analysé de près ses factures. Le boulanger nancéien a augmenté de 10 centimes le prix du croissant, à 1,20 euros. Une hausse censée répercuter l'impressionnante flambée des prix du beurre.

En 20 mois, le prix du beurre industriel a augmenté de 172%, passant de 2.500 euros la tonne à 6.500 euros. Pour Jérôme Schindler, qui utilise dans ses deux boutiques plus de 200 kilos de beurre par semaine, cela représente une augmentation de 450 euros hebdomadaire. "On a l'impression que cela va devenir un produit de luxe", déplore t-il. Les boulangers et industriels de l'agroalimentaire "doivent pouvoir augmenter leurs prix de vente", avertit de son côté la Fédération des entreprises de boulangerie (FEB).

Jérome Schindler utilise du beurre dans la plupart de ses produits : patés lorrains, gâteaux ou viennoiseries - Radio France
Jérome Schindler utilise du beurre dans la plupart de ses produits : patés lorrains, gâteaux ou viennoiseries © Radio France - Angeline Demuynck

N'ayons pas peur d'augmenter les prix"

Jean-Paul Daul, le président de la Fédération des artisans-boulangers de Meurthe-et-Moselle, a fait le calcul : "avant la hausse, il y avait 12 centimes de beurre dans un croissant, aujourd'hui on est autour de 16 centimes, explique t-il. Cela représente 2.400 euros de perte sur un an, juste sur le croissant, pour une boulangerie moyenne. Si on ne veut pas perdre d'argent et pérenniser nos entreprises, n'ayons pas peur d'augmenter le prix du croissant de 5 ou 10 centimes."

Le beurre, un produit très prisé

La crise du beurre est liée à plusieurs facteurs : "Une demande de plus en plus forte de la part des pays émergents", des conditions météorologiques "nuisibles aux fourrages" et à la production de lait cet été, notamment des situations de sécheresse, et un "retour à la mode du beurre qui n'est plus décrié comme un élément mauvais pour la santé", note la FEB. Jean-Paul Daul pointe également du doigt la mauvaise rémunération des éleveurs laitiers.

Au delà de la flambée des prix, la Fédération des entreprises de boulangerie s'inquiète aussi d'une possible pénurie de beurre disponible. Sur certaines marques, le fournisseur de Jérôme Schindler est déjà limité à 250 kilos par semaine.