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Fonction publique : les salariés de Météo France aussi inquiets en Champagne-Ardenne

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Les syndicats de la fonction publique continuent leur mouvement ce mardi, avec une manifestation devant l'Assemblée nationale. Et, parmi les syndicalistes inquiets, il y a ceux de Metéo France, qui veut supprimer 450 postes (sur 3 000), en ne remplaçant pas les départs, d'ici 2022.

1/3 des effectifs de Météo France est à Toulouse.
1/3 des effectifs de Météo France est à Toulouse. © Radio France - Stéphanie Mora

Ce sont des fonctionnaires dont ont parle peu. Et, pourtant, comme les infirmiers, les professeurs, les douaniers... Les prévisionnistes de Météo France sont inquiets pour leurs conditions de travail. Parce que, sur les 120 000 postes de fonctionnaires que le gouvernement espère supprimer d'ici 2022, 450 concernent Météo France. 

Les prévisionnistes des Ardennes, de la Haute-Marne et de l'Aube redéployés à Reims, puis à Strasbourg

Et le chiffre est important, parce que Météo France emploie aujourd'hui 3 000 personnes, et que c'est donc un poste sur 6.5 qui devrait être supprimé, sans licenciement, mais sans remplacer les départs à la retraite. 

Et la conséquence la plus visible de cette restructuration est la fermeture d'agences. En Champagne-Ardenne, où une dizaine de personnes travaillent, l'agence de Charleville-Mézières a déjà fermé en 2013. Les prévisions ardennaises se font désormais à Reims. Il reste une agence, sur les autres départements, à Troyes (Aube) et à Langres (Haute-Marne). Sauf qu'à la date du départ à la retraite de l'unique prévisionniste qui travaille à Langres, et des deux prévisionnistes troyens, ces deux agences fermeront. L'agence de Reims, derrière la gare, se retrouvera donc à gérer les quatre départements. Avant, lorsque ses prévisionnistes partiront, de fermer à son tour, et que toutes les prévisions du Grand Est ne se fassent à Strasbourg. 

Six grands centres régionaux en régions

"Ne pas être présent, cela change sur la connaissance du terrain, souligne Sylvie Pikevicht, déléguée CGT. Par exemple, le relief des Ardennes était bien connu des prévisionnistes sur le terrain. Ils savaient que l'hiver, en cas de ciel clair la nuit, la température allait baisser de deux degrés à un endroit et de quatre à un autre". Si la direction reconnaît la nécessité d'être présent en région, pour assurer un dialogue avec les Préfectures, elle préfère limiter ces centres à six lieux. Strasbourg donc, mais aussi Lille, Rennes, Bordeaux, Aix-en-Provence, et surtout Toulouse, qui emploie 1 000 personnes. 

Autre grief des syndicats : l'automatisation de leur profession. C'est déjà le cas des hotline, appelés kiosques, qui donnent les prévisions au téléphone. Elles sont désormais entièrement fabriquées par des ordinateurs, et, parfois, disent les syndicats, même pas relues par des humains. 

Ce devrait être le cas aussi, à terme, des bulletins envoyés aux clients (départements, entreprises..). Ils sont assez performants dit la direction, qui essaie de "tirer partie des évolutions technologiques". Les clients se plaignent parfois de leur exactitude, Sylvie Pikevicht. 

"Cela n'explique pas la météo aussi finement", pour Sylvie Pikevicht

Les syndicats espèrent, par la négociation, faire baisser ce chiffres de 450 postes. Mais reconaissent que leur combat n'est pas facile à médiatiser. "Un contrôleur aérien, s'il fait grève, les avions ne volent pas, et les gens s'en rendent compte, soupire Sylvie Pikevicht. Nous, beaucoup moins..."

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