Économie – Social

Fondation Abbé Pierre: "On a beaucoup de retard à rattraper dans la construction de logements sociaux en Gironde"

Par France Bleu Gironde, France Bleu Gironde vendredi 21 avril 2017 à 4:50

Le mal logement à Bordeaux continue de progresser à cause d'une pression immobilière forte sur le département.
Le mal logement à Bordeaux continue de progresser à cause d'une pression immobilière forte sur le département. © Maxppp - Sébastien Jarry

L'agence Nouvelle Aquitaine de la fondation Abbé Pierre présente aujourd'hui son état des lieux sur le mal logement. En Gironde, le constat est simple: on manque de logements, sociaux ou non, à cause d'une pression immobilière trop forte.

On manque encore de logements sociaux en Gironde. C'est le constat de l'antenne Nouvelle-Aquitaine de la fondation Abbé Pierre. "Il y a un fort niveau de production de logements sociaux, mais ça ne suffit pas à rattraper le retard des dernières années", explique Pascal Paoli, directeur régional de la fondation Abbé Pierre. D'autant plus que le département de la Gironde connaît une forte pression démographique et donc une pression immobilière. "On est l'une des villes de France où le prix de l'immobilier a le plus progressé." L'arrivée de la ligne LGV à Bordeaux va très certainement tendre encore plus le marché immobilier. "L'arrivée de nouveaux résidents pour acheter une résidence secondaire, c'est de la pression supplémentaire, ils ont plus de pouvoir d'achat que les locaux, par exemple sur le bassin d'Arcachon sud, 70% des habitants sont éligibles au logement social au regard de leurs revenus, mais les prix de l'immobilier sont beaucoup trop élevés." Le risque, selon Pascal Paoli, c'est d'éloigner encore plus les gens aux revenus modestes des hypercentres: "Ce sont des consommateurs, s'ils partent c'est mauvais pour le commerce, mais pour les écoles, pour les services publics aussi." La solution pour la fondation Abbé Pierre, c'est de construire des logements sociaux d'une part, mais aussi d'utiliser toutes les ressources disponibles, qu'il s'agisse du parc immobilier vacant ou de démarcher les propriétaires qui n'ont pas les moyens de réhabiliter leur patrimoine pour en faire du logement social.