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Fonderie du Poitou Fonte à Ingrandes : "La situation montre le marché de dupes de Renault"

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Par , France Bleu Poitou

C'est ce lundi que s'ouvre le Plan de sauvegarde de l'emploi à la Fonderie fonte d'Ingrandes-sur-Vienne. L'usine qui emploit 292 salariés va fermer à l'été 2021 suite au désengagement de Renault, une "délocalisation" dénoncée par le délégué central CGT au sein du constructeur automobile.

Les Fonderies du Poitou à Ingrandes font travailler plus de 700 salariés et font vivre plusieurs milliers d'emplois indirects dans le Châtelleraudais.
Les Fonderies du Poitou à Ingrandes font travailler plus de 700 salariés et font vivre plusieurs milliers d'emplois indirects dans le Châtelleraudais. © Radio France - Jules Brelaz

Une semaine après l'annonce du plan social à Ingrandes-sur-Vienne, les premières discussions réunissent ce lundi la direction du groupe Liberty aux syndicats de la Fonderie Fonte. L'usine qui fabrique des carters de moteurs diesel va fermer ses portes à l'été 2021 en raison du désengagement du premier pourvoyeur de commandes, le constructeur Renault. 

"Les Fonderies du Poitou sont dans la même logique que les autres fonderies du groupe Renault, dans une stratégie d'externalisation et de délocalisation" - Fabien Gache, délégué central CGT Renault

En délocalisant en Espagne la fabrication du carter de son dernier moteur diesel, Renault "externalise aussi dans le même temps ses responsabilités sociales et fait faire à d'autres le sale boulot", regrette Fabien Gache. Invité de France Bleu Poitou ce lundi matin, le délégué central CGT au sein du constructeur automobile rappelle que l'Etat est premier actionnaire de [la marque au losange].

Cette stratégie d'externalisation serait à l'oeuvre "depuis de nombreuses années", selon la CGT. "Et le problème, c'est que ce sont les salariés, et les populations en général, qui en paient le prix fort". A l'origine de la crise, la course effrénée à la rentabilité. "Renault le réaffirme clairement, des marges à deux chiffres sur chaque véhicule vendu"

Et le deuxième objectif, poursuit Fabien Gache, "c'est qu'en délocalisant, en faisant prévaloir quel les autres seraient moins chers, c'est une façon d'exercer une pression considérable sur les salariés français pour accepter, eux-mêmes, des conditions sociales archaïques comme on les connaît dans certains pays du monde."

L'enjeu des discussions qui s'ouvrent ce lundi concernent les conditions de départs des 292 salariés de la Fonderie Fonte, le montant des indemnités supra-légales de licenciement ou les propositions d'accompagnement et de reclassement. Si Renault a promis de "prendre sa part" dans le plan social, Fabien Gache se montre plutôt méfiant. "Alors attendez, déjà, sur le plan légal, Renault dit ne pas avoir à s'immiscer dans les négociations internes... Le constructeur va tenter de redorer son image auprès des salariés et de la population, mais le mal est fait. En continuant à se désengager dans l'outil industriel français, Renault participe, avec l'Etat, à l'appauvrissement de la filière automobile française, avec toutes les conséquences que l'on connaît".

Invité France Bleu Poitou lundi 14 décembre, Fabien Gache, délégué central CGT du groupe Renault

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