Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Fermer
Retour
Économie – Social

Fonderies du Poitou : les salariés bloquent les expéditions pour forcer Renault "à se mettre à table"

mardi 12 mars 2019 à 12:23 Par Jules Brelaz, France Bleu Poitou

Les Fonderies du Poitou actuellement en redressement judiciaire ont voté lundi soir en assemblée générale le blocage des expéditions d'Ingrandes vers Renault. Les syndicats veulent ainsi contraindre le constructeur, principal fournisseur de commandes, à s'asseoir autour de la table des négociations.

Les Fonderies du Poitou à Ingrandes-sur-Vienne (Vienne), placées en redressement judiciaire. 11 mars 2019.
Les Fonderies du Poitou à Ingrandes-sur-Vienne (Vienne), placées en redressement judiciaire. 11 mars 2019. © Radio France - Jules Brelaz

Ingrandes-sur-Vienne, Ingrandes, France

Alors que la secrétaire d'Etat à l'Industrie a salué vendredi lors de sa visite à Ingrandes-sur-Vienne l'attitude "sage" des salariés des Fonderies du Poitou dans leur combat pour l'emploi, les syndicats ont décidé de hausser le ton. Lundi soir, lors d'une assemblée générale, les fondeurs ont voté en faveur du blocage des sites Fonte et Aluminium afin de mettre la pression sur Renault. 

La décision a été prise de bloquer toutes les sorties de pièces du magasin pour Renault tant que le constructeur ne veut pas revenir à la table des discussions (Frédéric Vaucelle, CGT Fonte)

Ancien fondateur des Fonderies, Renault reste le principal pourvoyeur de commandes

Après leur manifestation au Mans devant l'usine Renault, les salariés des Fonderies du Poitou ont encore dans le collimateur la marque au losange. Si trois groupes dont l'anglo-indien Liberty ont déposé des offres de reprise pour le site d'Ingrandes-sur-Vienne, les syndicats estiment que c'est le constructeur automobile qui "tire les ficelles". 

Renault a le droit de vie ou de mort sur les Fonderies, c'est eux qui nous donne à manger et s'ils ne nous donnent pas de volumes de commandes, les salariés n'auront rien dans l'assiette (Frédéric Vaucelle, CGT Fonte)

Les syndicats réitèrent leur demande à Renault de garantir des commandes, "quelque soit le repreneur choisi", pour permettre aux salariés de se diversifier face au déclin du diesel. Et si le constructeur refuse de revenir à la table des négociations, la CGT et la CFE-CGC des Fonderies rappellent à l'Etat actionnaire du groupe sa responsabilité de "taper du poing sur la table"