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Dossier : Les Fonderies du Poitou en danger

Fonderies du Poitou : les syndicats ressortent "mitigés" de leur réunion à la préfecture de la Vienne

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Par , France Bleu Poitou
Ingrandes, France

La préfecture de la Vienne accueillait ce lundi une réunion du comité de suivi des Fonderies d'Ingrandes-sur-Vienne. Dix mois après la reprise du site industriel, les syndicats ont reproché à la nouvelle direction de ne pas tenir ses promesses.

Certains salariés des Fonderies du Poitou d'Ingrandes-sur-Vienne sont en chômage partiel depuis six mois.
Certains salariés des Fonderies du Poitou d'Ingrandes-sur-Vienne sont en chômage partiel depuis six mois. © Radio France - Jules Brelaz

"Près de trois heures de réunion pour quoi ? Pour rien !" Les syndicats des Fonderies du Poitou d'Ingrandes-sur-Vienne sont ressortis lundi "mitigés" de la réunion du comité de suivi organisée par la préfète de la Vienne Chantal Castelnot, en présence de la direction de l'entreprise, de parlementaires et des collectivités. 

"C'est tout simple : Liberty, en tant que responsable du groupe, devrait mettre de l'argent sur la table et n'en met pas" (CSE)

"Nous sommes intervenus devant toutes ces instances pour démonter les arguments de la direction", explique Alain Delaveau, le secrétaire CGT du CSE de la Fonderie Fonte. Dix mois après le rachat des deux usines, la reprise d'activité et les commandes promises par le repreneur Liberty House se font toujours attendre.

"A la Fonte, on a des salariés qui sont en chômage partiel depuis plus de six mois !"

Liberty House et Renault accusés de se renvoyer la balle

Au delà des pertes de salaires, "on voit que les machines ne sont pas entretenues", déplore Alain Delaveau, qui s'interroge également sur les conséquences du chômage partiel pour le calcul des cotisations retraites des fondeurs. Des inquiétudes dont le syndicaliste a fait part au député Modem de la Vienne Nicolas Turquois. 

"Il y a la responsabilité de Liberty de ne pas investir comme il s'était engagé à le faire devant le tribunal de commerce et Renault qui donne pas les volumes de commandes donc Liberty dit que c'est la faute [du constructeur], chacun se renvoie la balle !"

Nouvelle promesse d'investissements immédiats

Contactée par France Bleu Poitou, la direction de Liberty House met en avant "les conditions de marchés très difficiles" des moteurs automobiles diesel, et affirme "poursuivre ses négociations avec le principal client des Fonderies, Renault, afin de garantir le maintien des volumes de commandes contractuelles."

Dans un communiqué, le groupe annonce par ailleurs "investir immédiatement 1,5 million d'euros dans l'usine pour assurer la sécurité et la continuité des opérations existantes, ainsi qu'un 1,5 million d'euros de plus pour que l'usine puisse répondre aux commandes du nouveau projet (de moteur) HR10".

De leurs côtés, les syndicats organisent une assemblée générale ce mardi après-midi pour rendre compte aux salariés des avancées des discussions avec la direction. Et la semaine suivante, les représentants des fondeurs seront reçus à Paris au ministère de l'Economie pour un Comité interministériel de la restructuration industrielle (CIRI). 

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