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Fonderies du Poitou : plan social "suspendu" à la Fonte, les syndicats demandent à l'Etat d'intervenir

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Par , France Bleu Poitou

Face aux difficultés financières de Liberty, l'intersyndicale de la Fonte annonce la suspension des discussions du plan social. Et demande à l'Etat de se porter garant à hauteur de 20 millions d'euros pour assurer le financement du PSE en cas de défaillance du propriétaire des Fonderies du Poitou.

Une soixantaine de fondeurs devant la préfecture de la Vienne.
Une soixantaine de fondeurs devant la préfecture de la Vienne. © Radio France - William Giraud

Une réunion s'est tenue ce mercredi matin à la préfecture de la Vienne. Une délégation de la Fonderie Fonte d'Ingrandes a rencontré les représentants de l'Etat en présence du député de la circonscription, le marcheur Nicolas Turquois. 

Au menu de cet entretien brûlant : le financement du plan social de la Fonte, usine qui doit fermer ses portes en juin prochain. Un financement qui n'est à ce jour pas garanti, "l'argent devant servir à sa mise en place n'ayant pas été sécurisé sur un compte bancaire".

Affichage syndical et ambiance sonore.
Affichage syndical et ambiance sonore. © Radio France - William Giraud

Quand on sait que le propriétaire de la Fonte, en grande difficulté depuis la faillite de son partenaire financier Greensill début mars, pourrait se retrouver insolvable, "il y a de quoi être très inquiet pour l'avenir de ce PSE qui concerne la bagatelle de 292 salariés" rappelle Alain Delaveau, délégué CGT de la Fonte.

"On veut 20 millions d'euros comme Ascoval"

L'intersyndicale ne veut d'ailleurs plus entendre parler de discussions autour de ce PSE. "Pour nous, le plan social est suspendu. Pour l'instant, le groupe Liberty n'a pas l'argent pour financer tout ce qu'il nous promet. On demande donc à l'Etat de se porter garant. Et d'assurer la mise en place du PSE, quelle que soit la suite pour notre propriétaire".

Demande formulée à la préfète de la Vienne et au député Nicolas Turquois. Charge à eux d'aller transmettre la requête à Bercy. Une garantie de 20 millions d'euros, c'est ce que réclame l'intersyndicale. "Le gouvernement vient de prêter cette somme à Ascoval, un autre site de Liberty. Ils doivent bien pouvoir en faire autant pour nous" estime Patrick, un fondeur.

Deux repreneurs ont pris des renseignements

Cette somme inclut le financement de la prime supra-légale de 40.000 euros par salarié, la formation (environ 6.000 euros par personnel licencié) et l'accompagnement social en général (notamment le paiement des congés qui n'ont pas pu être pris ces derniers mois par une partie des employés).

Parallèlement à ces démarches, les fondeurs continuent de croire en l'avenir de leur usine, au-delà de l'épisode Liberty. Selon nos informations, deux repreneurs auraient pris des renseignements sur le site industriel poitevin.

Des carters diesel aux... haltères ?

Il s'agit de deux groupes étrangers, spécialisés dans la fonte, qui arriveraient avec des projets (ne comptant pas uniquement sur le commanditaire actuel, le constructeur Renault). Problème : ces candidats n'ont pas encore pu organiser de visite sur place en raison du contexte sanitaire international toujours compliqué.

En attendant, la direction locale de la Fonderie Fonte poursuit ses recherches de diversification. Un marché sur la fabrication... d'haltères en fonte a été identifié ! Une piste qui prouve pour les syndicats "que le site a de l'avenir, n'en déplaise aux fossoyeurs qui estiment qu'en dehors de l'automobile, point de salut".

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