Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Fondettes : La Mairie interpelle le gouvernement après l'annonce de la fermeture de l'usine Sandvik

mercredi 24 octobre 2018 à 19:46 Par Pierre-Antoine Lefort, France Bleu Touraine

L'usine Sandvik de Fondettes va fermer et 161 salariés vont se retrouver sur le carreau. Pour le groupe suédois, le site n'était pas assez compétitif. Le maire de la commune lance un appel aux députés et au gouvernement.

Le Maire de Fondettes interpelle le gouvernement sur l'avenir des 161 salariés de l'usine Sandvik, qui doit fermer en 2019.
Le Maire de Fondettes interpelle le gouvernement sur l'avenir des 161 salariés de l'usine Sandvik, qui doit fermer en 2019. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Fondettes, France

24 heures sont passées après le coup de tonnerre. Ce mercredi matin, encore sous le choc, les salariés ont cessé le travail, à l'usine Sandvik (ex-Safety) de Fondettes. Un débrayage qui a duré toute la journée, nécessaire pour évacuer la pression. La veille, mardi 23 octobre, les employés du site de ce grand groupe suédois apprenaient la fermeture de leur usine, d'ici 2019. 161 emplois sont menacés. 

Pour la direction, qui a mandaté une société de communication pour gérer le dossier, cette décision était inévitable. Une partie des sites de production du groupe sont en surcapacité : ils peuvent produire plus que la demande. Ce sera finalement celui de Fondettes qui en fera les frais : il n'est plus adapté pour répondre aux nouveaux besoins. "On s'est posé la question si l'on pouvait investir sur le site de manière à avoir de nouvelles machines permettant de répondre à des demandes de plus en plus technologiques", explique Romain Suchet, l'attaché de presse de Sandvik. "Comme nous avons d'autres sites en surcapacité dans le groupe, nous avons malheureusement pris la décision d'annoncer ce projet pour enrayer la surcapacité sur l'ensemble du groupe."

Le maire interpelle les élus et le gouvernement

Ces explications ont bien du mal à passer, du côté de la mairie de Fondettes. La municipalité assure que  Sandvik a connu une augmentation de  18% de ses bénéfices l'an passé et se porte pour le mieux. "Les bilans sont extrêmement bons", assure le maire Cédric de Oliveira.  

L'élu s'est plongé dans les comptes du groupe avant de pouvoir échanger avec la direction nationale. Il en appelle désormais aux députés d'Indre-et-Loire et au gouvernement. "Concrètement, qu'ils se mettent en relation avec la maison mère pour leur poser des questions, leur dire qu'ils ont affaire à une unité qui fonctionne très bien. Où est vraiment le problème dans cette histoire ?"

A la recherche d'un repreneur et de solutions pour les salariés

Le maire de Fondettes a organisé une réunion avec la métropole de Tours ce mercredi après-midi, pour plancher sur la recherche d'un repreneur. Pour l'élu, le site industriel, qui produit des plaquettes pour l'automobile et l'aéronautique, pourrait intéresser d'autres entreprises. Il faut aussi se pencher sur la situation des ouvriers de Sandvik. "L'objectif c'est d'avoir un plan de reclassement assez fort pour ces 161 salariés, de voir si d'autres entreprises dans le secteur pourraient les reprendre, détaille Cédric de Oliveira. Mais c'est un coût injustifié pour les salariés qui ont pour la plupart donné plus de 25 ans au sein de cette société." 

Ecoutez la colère du maire de Fondettes, Cédric de Oliveira.

Avec une moyenne d'âge de 49 ans, le site accueille en effet des salariés qui ont toujours évolué au sein de Sandvik, ex-Safety. A l'annonce de fermeture de l'usine, certains avaient du mal à cacher leur détresse. "Comment je vais l'expliquer à ma famille. J'ai des enfants qui font des études. Cela fait 23 ans que j'effectue la même tache. Qu'est ce que je vais devenir." s'interrogeait Didier Guichard, délégué CFE-CGC, en larmes. Le groupe devrait proposer à certains employés, notamment du service développement, une place dans un autre site de Sandvik.

En octobre 2015 déjà, le groupe avait supprimé 45 postes à Fondettes, lorsqu'une unité de production avait fermé.