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Économie – Social

Ford Blanquefort : l'Etat a "perdu la bataille" sur le plan social

mercredi 13 juin 2018 à 16:30 Par Thomas Coignac, France Bleu Gironde

Un premier comité de suivi depuis l'annonce du plan social à l'usine Ford de Blanquefort a eu lieu ce mercredi, à la Préfecture, à Bordeaux. Si Ford a affirmé qu'il discutait avec un repreneur, dont le nom n'a pas été communiqué, les relations avec les pouvoirs publics restent tendues.

Les salariés de Ford ne sont toujours pas fixés sur leur avenir.
Les salariés de Ford ne sont toujours pas fixés sur leur avenir. © Radio France - Seina Baalouche

Bordeaux, France

C'était la première réunion des acteurs du dossier, depuis l'annonce par Ford, la semaine dernière, de son intention de lancer un Plan social extraordinaire (PSE), qui menace les quelques 900 emplois du site de Blanquefort, dont le constructeur a décidé de se retirer fin 2019. 

Autour de la table, des élus (sans Alain Rousset, ni Alain Juppé, néanmoins), les représentants syndicaux, et les représentants de Ford Europe. La réunion, qui a duré trois heures, s'est déroulée dans une ambiance tendue, dixit les participants. 

Et à la fin, deux versions, comme souvent dans ce dossier, ont émergé. Celle de Ford, plutôt positive. Le constructeur américain affirme qu'il va trouver un repreneur, pour continuer de produire des boîtes de vitesse sur le site. "De bons progrès ont été réalisés (...) nous espérons avoir davantage à partager dans le courant de l'été", exprime le constructeur dans un communiqué. Sans dévoiler, toutefois, le nom de ce repreneur miracle. 

"C'est une honte !" pour Véronique Ferreira 

De leur côté, élus, représentants de l'Etat et syndicats, déploraient, encore une fois, la manière dont le géant américain gérait le dossier. "C'est une honte !", s’exclamait la maire de Blanquefort, Véronique Ferreira. Philippe Poutou, de son côté appelait à "une réunion d'urgence avec l'Etat qui doit intervenir catégoriquement et fermement". Le représentant de l'Etat, justement, le délégué interministériel aux restructurations d'entreprises, Jean-Pierre Floris, reconnaissait avoir "perdu la bataille sur le plan social", qu'il juge "absurde". 

Seulement une trentaine de salariés manifestent 

Les salariés, de leur côté, semblent voir la mobilisation s'effriter. A l'appel de la CGT, et de Philippe Poutou, une manifestation était organisée juste avant le comité de suivi, de la place des Quinconces à la Préfecture, pour mettre la pression sur les élus et Ford. Elle n'a finalement rassemblé qu'une trentaine de personnes. 

L'Etat fixe à fin juillet l'échéance  pour désigner un repreneur "sérieux et fiable".  En cas d'échec, l'usine, qui emploie  900 salariés, fermera définitivement en septembre 2019.